La Chambre des Comptes a publié un rapport sur la SADEV. Villejuif est directement concernée : elle est actionnaire de cette Société d’Economie Mixte, elle lui confie depuis des années l’aménagement de toutes ses ZAC (Campus Grand Parc, ZAC Aragon, ZAC des Guipons etc.) et un de nos élus au Conseil Général, Laurent Garnier, est président de cette société.

Or le rapport est édifiant : frais de communication exorbitants (60 000€ par an pour inviter des élus à des manifestations sportives et culturelles !), séminaires annuels sur le budget organisés dans les plus belles capitales d’Europe, licenciement rocambolesque de l’ancien directeur. Celui-ci est parti à la veille de la retraite avec des indemnités de plus de 300 000€, suite à des abus de pouvoir de M. Garnier ; ici les communistes ont oublié leurs critiques sur les parachutes dorés. Nous avons demandé à Mme Cordillot, membre du Conseil d’administration de la SADEV, si elle avait interpelé M. Garnier à ce sujet. Silence.

Il faut trouver l’argent pour toutes ces largesses entre amis. Et là le rapport pointe ce que nous dénonçons depuis longtemps : l’absence totale de concurrence dans les appels d’offre pour l’aménagement de nos ZAC, car les concurrents potentiels jugent que les jeux sont faits d’avance. Le contrat revient donc systématiquement à la SADEV et, fatalement, le prix payé par Villejuif, et donc par les contribuables, s’en ressent. Avec de tels enjeux financiers (plusieurs centaines de millions pour Campus Grand Parc), on voit qu’il y a des marges de manœuvre pour améliorer la gestion de la ville.

Retrouvez ici le rapport de la Chambre régionale des comptes sur la SADEV.

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« Le pôle technique participe de la gestion économe ? rigoureuse ? bonne gestion ? des deniers publics », lisait-on dans un rapport avant le vote du budget de la ville. Oui, à Villejuif comme au gouvernement, on hésite sur le vocabulaire… Rigueur ou pas rigueur ? Quoi qu’il en soit, la réalité reste la même : confrontée à la baisse des dotations d’un État surendetté (baisse accentuée par les socialistes) et à la hausse des charges (réforme des rythmes scolaires = 1 million d’euros), la ville est contrainte à des efforts de gestion. Mais, en plus de ces contraintes que subissent toutes les villes, s’ajoute le poids de notre surendettement et de nos emprunts toxiques - le taux moyen des emprunts est passé de 2,8% en 2010 à 4,75% en 2013, ce qui réduit à néant notre capacité d’investissement. Et c’est aux Villejuifois de payer les mauvais choix de la majorité municipale.

Il semblerait que, suite à l’arrivée de LCL, de bonnes nouvelles s’annoncent sur les rentrées fiscales - ce qui démontre à nouveau que la majorité a eu tort, au moment de la réforme de la Taxe Professionnelle, d’agiter les peurs et de mentir en parlant de suppression de la TP (en fait remplacée par deux nouvelles taxes). Si ces nouvelles se confirment, il est essentiel que la majorité ne cède pas à l’effet-cagnotte en dépensant à tout-va (les dépenses de personnel sont déjà en forte augmentation), mais en profite pour nous désendetter. Nous devons impérativement nous mettre en situation de financer les constructions d’écoles désormais indispensables.

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Constatant l’absentéisme de certains élus et jugeant anormal qu’un élu puisse continuer à toucher son indemnité sans remplir ses fonctions (dans certains cas, sans jamais assister aux séances du Conseil municipal), notre groupe a proposé un dispositif identique à celui du Conseil général de Paris, qui prévoit une diminution de l’indemnité en cas d’absences non justifiées. Cette proposition a été refusée par la majorité municipale.

Notre rapport : proposition de modification du règlement intérieur du conseil municipal : diminution de l’indemnité de fonction en cas d’absentéisme

Précisons-le : la plupart des élus de cette ville remplissent leur mandat avec conscience ; ils assistent non seulement aux séances du Conseil municipal, mais aussi aux innombrables réunions de groupe, de commissions, etc. Ajoutons que l’indemnité d’un simple conseiller (68 euros par mois) est dérisoire par rapport aux sacrifices professionnels et familiaux consentis.

Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas corriger les dysfonctionnements. Au contraire.

Notre proposition nous a valu d’être accusés d’être populistes (argument automatique dès qu’on rappelle les élus à leurs devoirs) et de vouloir infantiliser les élus, comme s’ils n’avaient pas de comptes à rendre. Mais comment défendre les droits des élus sans considérer qu’ils ont aussi des devoirs ? Comment lutter contre l’absentéisme qui paralyse nos services sans être soi-même exemplaire ? Comment comprendre qu’une mesure jugée bonne pour un Conseil général de gauche devienne mauvaise quand elle est proposée par des élus centristes ?

Ce tableau de présence s’appuie sur les procès-verbaux des conseils municipaux publiés sur le site Internet de la ville.

Il s’agit de données brutes, à manier donc avec précaution (certaines de ces absences sont parfaitement justifiées - représentation de la collectivité à l’extérieur, raisons de santé…). Mais que dire d’élus qui sont là moins de la moitié du temps, voire qui ne viennent jamais !

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Le 19 novembre dernier, Mme Cordillot écrivait à Mme Lebranchu, ministre de la fonction publique, pour lui demander d’abroger la disposition instaurant le non-paiement du premier jour d’arrêt-maladie dans la fonction publique territoriale comme dans toute la fonction publique.  Dans son courier, elle faisait valoir ses arguments et ceux des syndicats, mais elle se gardait bien d’informer la ministre de sa décision d’enfreindre sciemment la loi au prétexte qu’elle ne la jugeait pas bonne.

Cette information, elle en réservait la primeur au personnel communal, à qui elle écrivait fin novembre : « Les réponses du gouvernement aux démarches que nous avons entreprises indiquent que cette question reste toujours ouverte et que des négociations sont en cours dans le cadre de la Conférence sociale menée par Madame la ministre. [...]

C’est pourquoi j’ai pris la décision de suspendre l’application de la journée de carence jusqu’aux conclusions de la conférence sociale annoncées au premier trimestre 2013. Cette décision est effective depuis le 17 novembre 2012. La journée de carence ne sera plus appliquée en attendant le résultat des négociations au niveau national. »

Cette attitude consistant à s’asseoir sur les lois qui ne nous conviennent pas nous semble particulièrement scandaleuse. Quelle légitimité pour ensuite s’offusquer que d’autres maires décident de ne pas appliquer des lois instaurées par la gauche (au hasard, le mariage pour tous) ? Si chacun désormais se sent libre de faire son marché dans les lois, c’est le contrat social lui-même qui en danger ; les élus devraient pourtant être les premiers à donner l’exemple.

La lettre Mme Cordillot sur le jour de carence

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Une fois n’est pas coutume, nous avons décidé de vous parler d’un sujet qui n’est pas directement local. De ne pas vous parler de problèmes de poubelles, de rues défoncées, de stationnement ou d’insécurité, toutes ces questions quotidiennes qui préoccupent légitimement les Villejuifois comme l’ont montré les réunions de quartier organisées par Mme le maire.

Non, cette fois-ci, nous avons eu envie de vous parler d’Europe. Parce que le prix Nobel de la paix récemment décerné à l’Union européenne est venu nous rappeler combien était beau, combien était fou, le projet de ces hommes qui au lendemain de la guerre, dans une Europe décimée, en ruine et soumise au rationnement, ont décidé de donner un horizon de paix et de coopération à ces pays qui venaient de s’entredéchirer.

Après plus de soixante ans de paix, nous pouvons en arriver à considérer celle-ci comme une évidence ; la crise économique qui sévit en Europe nous montre pourtant à quelle vitesse réapparaissent les égoïsmes nationaux, la tentation du repli sur soi et les haines agitées par les démagogues.

On peut faire des reproches à l’Union européenne telle qu’elle fonctionne aujourd’hui (pas assez démocratique, obsédée par le dogme de la concurrence, etc.), mais contre tous ceux qui trouvent en l’Europe un bouc émissaire facile de la crise, contre tous ceux qui pensent que nous serions mieux seuls pour affronter les défis de la mondialisation et qui prônent le chacun-pour-soi, il est temps de réaffirmer que le seul avenir que l’on peut souhaiter à l’Europe est fait de paix, de valeurs communes et de solidarité (solidarité économique, sociale et politique) et que cette Europe-là est une espérance pour les peuples.

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Lors du dernier conseil municipal, les élus MoDem et Europe-Ecologie-Les-Verts, relayant les inquiétudes des riverains, ont demandé le remaniement du projet de la ZAC Aragon.

Face aux habitants venus protester contre la construction d’un immeuble de 12 étages sur une parcelle voisine de l’école Robespierre, le débat tourne au sketch : M. Le Bris, adjoint communiste à l’urbanisme, affirme que la programmation de cette parcelle est connue depuis longtemps car elle figurerait dans les annexes de la création de la ZAC (annexes que, malgré nos réclamations, les élus d’opposition n’ont toujours pas). Cinq minutes plus tard, Mme Taillé-Polian, adjointe socialiste, explique qu’il est trop tôt pour connaître la programmation parcelle par parcelle. Qui croire ?

Ce qui est clair, c’est que la municipalité veut construire à tout-va dans cette ZAC (aucun espace vert n’est prévu) pour la rendre économiquement viable malgré une forte proportion de logements sociaux. Par ailleurs, on ne sait ni où, ni  avec quel argent on pourra construire la nouvelle école qui deviendra indispensable.

Bref, on revit le scenario de la ZAC des Guipons au nord de Villejuif. Au vu du résultat, il y a de quoi être inquiet : muraille d’immeubles en façade de la RD7, résidences voisines privées de soleil, quartier sans vie et sans commerces… Et ça continue : au 2 rue des Guipons, le projet  d’espace vert devient un immeuble de 26 logements !

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Nous dénonçons régulièrement le recours à des prestataires extérieurs très coûteux pour des missions qui devaient être assurées en interne.

Le dernier conseil municipal nous a encore donné un exemple flagrant : plus de 40 000 euros au cabinet Citenet pour qu’il aide la ville à « actualiser le plan de propreté et le projet de service ». La propreté, voilà bien un problème dont chacun se plaint à Villejuif ! Pour autant, faut-il payer 40 000 euros (9 mois du coût d’un cadre pour la ville) pour « optimiser l’organisation du service et de ses missions », « assurer la meilleure adéquation entre les attentes/les moyens/les résultats », etc.  Suit une longue liste pleine de redondances des missions assignées au consultant, missions qui correspondent très exactement à ce qu’on attendrait d’un chef de service compétent.

Alors que notre ville connaît de graves difficultés financières, mieux vaudrait miser sur la compétence et la formation de nos agents plutôt que de faire la fortune de cabinets privés qui vendent souvent des solutions toutes faites.

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Au printemps 2011 la Chambre régionale des comptes épinglait sévèrement Villejuif, qui verse au CASC (l’association du personnel municipal) 300 000 euros de subvention sans exiger de comptes. La Chambre faisait remarquer que la commune n’était pas en mesure de vérifier les conditions dans lesquelles ces subventions étaient utilisées. Suite à ces critiques, les rapports sur l’exercice 2008 et 2009 ont été envoyés… en juillet 2011 (!).

Double responsabilité: celle de l’association qui, recevant plus de 150 000 euros de subvention,  a une obligation légale de rendre des comptes annuels certifiés ; et de la commune, qui doit exiger les comptes annuels des associations. La Chambre rappelle très clairement que « tout refus de communiquer les pièces comptables justificatives [...] devrait entraîner la suppression de la subvention ou son remboursement ». Malgré ces injonctions la subvention du CASC pour 2012 a de nouveau été votée en l’absence du bilan 2011, du projet d’activité et du budget prévisionnel. En dépit des avertissements de la chambre, la commune cultive les mauvaises habitudes et les paradoxes : exiger un bilan pour 100 euros de subvention lambda, alors que pour les 300 00 euros du CASC, on ne réclame rien.

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Une fois de plus, la logique majoritaire des élections législatives s’est traduite par une extrême bipolarisation qui n’a pas pleinement permis l’expression du projet porté par les candidats MoDem - un projet fondé sur un discours de vérité et sur les efforts à entreprendre pour redresser le pays.

Nous le regrettons, car le rassemblement des Français est un impératif pour faire face aux temps difficiles qui s’annoncent.

Au niveau local, nous regrettons aussi la présence d’un candidat unique au second tour, le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec, ce qui va lui permettre d’être élu avec 100% des voix. Lorsque vous n’avez qu’un choix, vous n’avez plus le choix. C’est pourquoi nous avons appelé tous les électeurs démocrates de la 11ème circonscription à aller voter blanc ou nul le 17 juin.

Par ces pratiques de désistement d’un candidat au profit d’un autre, la gauche val-de-marnaise contribue malheureusement à dégoûter les électeurs de la politique et à provoquer une abstention toujours plus massive : 50% au premier tour et 65% au second à Villejuif !

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À plusieurs reprises, notre groupe s’est vu accusé de « populisme » pendant le conseil municipal, simplement parce que nous dénoncions des préemptions injustifiées ou des contrats de marché public passés dans des conditions que nous jugions illégales.

Le danger du populisme est réel, en France et dans toute l’Europe. Le populisme se manifeste quand  certains partis, de gauche comme de droite, cherchent à dresser le « peuple » contre les « élites », et notamment les élus. Les populistes font de certaines dérives condamnables une règle générale (« tous pourris », « qu’ils s’en aillent tous ! ») et exploitent à leur profit l’indignation légitime des citoyens pour remettre en cause les institutions.

En revanche, le fait de dénoncer des pratiques discutables, sans généralisation, ne mérite pas d’être systématiquement qualifié de « populiste ». En réalité, ces accusations faciles visent à faire taire toute critique. Or la critique est saine quand elle est constructive et argumentée, elle fait partie du fonctionnement démocratique normal, elle est l’expression de notre aspiration à l’exemplarité des élus - seule réponse possible à la montée des populismes, justement.

Oui, le danger du populisme est réel ; c’est pourquoi il est important de ne pas le dénoncer à la légère.

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