Archives pour la catégorie “Tribune VNV”


Lors du Débat d’Orientation Budgétaire de décembre, la majorité PC/PS s’est comme d’habitude montrée très à l’aise dans l’exercice consistant à rejeter sur d’autres la responsabilité de ses erreurs. Notre surendettement ? La faute des banques ! Notre incapacité à dégager des marges sur notre budget de fonctionnement ? La faute de l’État !
Pourtant, dans notre ville comme dans le pays, vient le moment où il faudra cesser de chercher ailleurs les coupables des mauvaises décisions prises année après année. Or chaque conseil nous donne l’occasion de constater la mauvaise gestion quotidienne de notre ville : absentéisme, sommes exorbitantes passées en créances non-recouvrables par manque de suivi, emprunts toxiques, mauvaise gestion du patrimoine…Toutefois, cette longue liste donne de l’espoir car elle montre que des solutions existent: il est possible de limiter les dépenses de fonctionnement et mieux cibler les dépenses d’investissement tout en offrant les mêmes services aux Villejuifois.

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Produire, Instruire, Construire : telles sont les trois directions dans lesquelles notre pays doit s’engager avec lucidité pour relever les défis qui l’attendent.

Construire, ce sera jeter des ponts pour dépasser les sectarismes. Aujourd’hui, les options défendues par le PS d’une part et par l’UMP d’autre part reposent sur des barrières dogmatiques. Ce sont ces barrières que nous dénonçons, car elles empêchent de construire le programme politique incontournable dont le pays a besoin.

Construire, ce sera refonder une démocratie digne de ce nom par une réelle limite du cumul des mandats et des fonctions ; et par la fin des réseaux d’argent et d’influence au cœur de l’État, mais aussi des collectivités locales.

Tous les jours, des scandales donnent une image dégradante de la vie politique. Pourtant, partout se dressent aussi des hommes et des femmes pour témoigner que l’engagement dans la vie de la Cité est un idéal noble et qu’il est plus que jamais nécessaire.

Pour 2012, nous vous souhaitons donc une belle année constructive !

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Face aux défis qui attendent notre pays, nous devons prendre en main notre destin, avec un programme ambitieux qui tient en trois mots : Produire, Instruire, Construire.

Pour préparer l’avenir, l’éducation est cruciale. Or, depuis des années, notre système scolaire subit d’innombrables attaques qui mettent à mal le service public de l’éducation et le rendent chaque jour moins efficace et plus inégalitaire.

Loin des promesses irresponsables et irréalistes, redonner à l’éducation la place qui doit être la sienne au cœur des politiques publiques, ce sera : sanctuariser les moyens de l’Education Nationale ; restaurer un climat d’autorité et de calme ; offrir une pédagogie adaptée aux élèves en difficulté.

Les villes auront leur rôle à jouer dans ce redressement, puisque qu’il leur revient d’offrir les meilleures conditions matérielles aux élèves de maternelle et de primaire. Nous serons donc très attentifs  à ce que, à Villejuif, malgré des budgets très contraints, les moyens alloués à l’entretien des écoles, aux fournitures, aux activités périscolaires, soient préservés et que tout soit mis en place pour scolariser dans les meilleures conditions les enfants des 10 000 nouveaux habitants que la ville prévoit d’accueillir dans les années à venir.

Prochainement, l’acte 3: Construire.

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À l’heure où la tempête fait rage, il faut fixer un cap d’espérance crédible pour notre pays. Comme l’a dit Bayrou, nous ne pourrons affronter les défis de la crise que si nous prenons notre destin en main, avec un programme réaliste et ambitieux qui tient en trois mots : Produire, Instruire, Construire.

Produire, parce que la France ne pourra sortir de la spirale des déficits extérieurs et de l’endettement qu’en parvenant à relocaliser des activités de production comme l’a fait l’Allemagne. La désindustrialisation de notre pays n’est pas une fatalité.

Cette volonté de redynamiser le tissu économique se déclinera sur le plan local. Ainsi la majorité municipale ne cesse de nous expliquer qu’« historiquement », Villejuif est une ville hospitalière et que, pour cette raison, elle manque d’entreprises et donc de rentrées fiscales. C’est faux : en réalité, cette situation n’est pas la conséquence d’une évolution naturelle mais de la politique locale menée depuis des décennies et qui a créé un environnement fiscal et idéologique défavorable ! Par chance, Villejuif est au carrefour de nombreux centres d’activités et nous disposons d’atouts qui pourraient être mobilisés si une politique nationale en faveur de la production était menée.

Prochainement, l’acte 2 : Instruire.

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Au printemps dernier, nous avons fortement dénoncé la politique très agressive de ZAC et de préemptions qui caractérise l’urbanisme de notre ville.

Depuis, les périmètres de deux nouvelles ZAC ont été votés : ZAC Cancer Campus (autour de l’IGR - 10 000 nouveaux habitants prévus) et ZAC Aragon (autour du métro).

Dans le premier cas, la mobilisation des propriétaires concernés a permis à certains d’être sortis du périmètre de la ZAC, mais la menace plane toujours puisque ces rues restent en « périmètre d’étude » - zones où la ville préempte systématiquement tous les biens mis en vente, voire sollicite les propriétaires. Qu’adviendra-t-il de ces zones pavillonnaires une fois que la ville en possèdera une bonne partie ? Il y a fort à parier qu’elles seront intégrées à la ZAC.

Ajoutons que les préemptions se multiplient dans toute la ville et que deux nouveaux « périmètres d’étude » viennent d’être votés le long de la RD7 (ex N7).

Pour savoir où vous vous situez par rapport à ces projets, retrouvez ci-dessous la carte des ZAC et périmètres d’étude actualisée.

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Chacun a été alerté cet été sur la crise de l’endettement qui touche les États occidentaux. Malheureusement, cette crise ne frappe pas que notre pays, elle concerne aussi notre ville, et de très près.

Nous avons toujours dit que l’endettement de Villejuif était déraisonnable. En 2008, au moment où éclatait l’affaire des emprunts « toxiques » contractés par de nombreuses collectivités locales, nous alertions sur le fait que Villejuif (malgré le déni de la majorité) avait contracté une partie de sa dette sous la forme de contrats qui nous exposaient à des risques non maîtrisables (risque de change, par exemple). Des efforts ont été faits pour renégocier ces contrats, mais nous sommes toujours soumis au bon vouloir des banques. Or, dans certains cas, la simple application des clauses que la ville a signées l’obligerait aujourd’hui à payer plus de 15% d’intérêt…! Seule la grande « générosité » de Dexia nous a permis de ne pas payer cette année 600 000 euros de plus que prévu, mais le problème se reposera dans quelques mois, et d’autres de nos emprunts restent dangereux…

La majorité a donc non seulement surendetté notre ville, mais elle l’a fait dans des conditions qui nous mettent entre les mains des banques !

Madame Cordillot accuse ainsi les banques (et en premier lieu Dexia qui commence à devenir tristement célèbre) de nous avoir « imposé » des contrats de prêt indexés sur des formules extrêmement complexes. Mais il suffit de lire les comptes rendus des conseils municipaux du mandat précédent pour se rendre compte que, tandis que la dette ne cessait de se creuser (passant de 76 millions en 2002 à plus de 110 aujourd’hui), la majorité se félicitait budget après budget que le poids du remboursement de la dette restait stable. Autrement dit, plus on était endettés, moins on remboursait proportionnellement ! Et d’où venait ce petit miracle ? D’un allongement de la durée des emprunts, mais aussi de la signature de ces nouvelles formules de prêts, que l’on qualifie aujourd’hui de « toxiques » et qui permettaient de bénéficier pendant trois ans en moyenne de taux extrêmement bas. En échange, au bout des trois ans, le taux devenait indexé sur des formules plus ou moins absconses :

Par exemple, le taux sur tel prêt sera de 3,23% si (CMS CPB 10 ans - Libor Yen 6 mois) ≥ 3%

Sinon le taux est de 3,23% + (4,5 x (3% - CMS CBP 10 ans - Libor Yen 6 mois).

Vous n’avez rien compris ? Rassurez-vous, les collectivités locales qui ont signé ces contrats non plus (Villejuif est évidemment loin d’être la seule) et, au vu de ce qui s’est passé ces derniers mois, on peut même se demander si les banquiers comprenaient les « produits » qu’ils proposaient… Bon, évidemment, ils comprenaient plus facilement que le commun des mortels que le prêt dont je viens de donner la formule était indexé sur l’écart entre les taux longs britanniques et les taux courts japonais, mais ils étaient incapables de prévoir réellement les conséquences et le coût final du prêt pour la ville. Pour vendre ces produits, les banques, en bons bonimenteurs, leur ont donné des noms alléchants et trompeurs (« Tofix », pour un de leurs produits les plus dangereux et pas du tout à taux fixe ! ) et ont convaincu les décisionnaires des villes à coup de graphiques prouvant que les fameuses « barrières » au-delà desquelles le taux fixe ne s’appliquait plus n’avaient jamais été franchi, ou alors si peu… Et puis, ajoutaient-elles, si la courbe devait s’inverser et le pari devenir négatif pour la ville, il serait toujours temps de renégocier pour changer la formule…

Hélas, trois fois hélas, la crise est passée par là, bouleversant toutes les données et conduisant une bonne part de ces fameuses barrières à être franchies, ce qui pourrait conduire à une explosion de nos remboursements sur certains prêts.

Ainsi, un de nos prêts (8 millions d’euros, indexé sur le franc suisse) est sorti de sa période à taux fixe ce printemps, or la barrière avait été franchie. Une « renégociation » a permis de limiter la casse (le taux n’est passé « que » de 3,3 à 5% pour cette année) et nous aurait permis d’économiser près de 600 000 euros - bravo, mais cela donne aussi la mesure du risque pris, et ce sursis ne vaut que pour un an. Le problème se reposera d’ici quelques mois.

D’autres prêts sont très préoccupants : Par exemple, le prêt indexé sur les taux courts japonais face aux taux longs britanniques dont j’ai donné l’exemple est existe bel et bien chez nous ; c’est un prêt de 13,5 millions d’euros qui sortira de sa période à taux fixe en 2012, or la barrière a été franchie. Quelle sera donc notre annuité pour ce prêt en 2012, nous sera-t-il possible de renégocier ? Mystère.

Et on pourrait malheureusement donner d’autres exemples. 23% de notre dette, soit plus de 25 millions d’euros sont officiellement classés parmi les « emprunts très risqués ». Pour ma part, j’ai relevé au moins cinq emprunts (tous chez Dexia, pour 42 millions d’euros) qu’il convient de surveiller de très près, car ils ne seront plus en taux fixe en 2012. Plusieurs autres encore sortiront de leur taux fixe en 2013…

Bien sûr, la majorité est aujourd’hui alertée et cherche à sortir de cette ornière, mais ces négociations se déroulent dans des très mauvaises conditions dans la mesure où nous sommes pratiquement le couteau sous la gorge et où nos interlocuteurs (Dexia et la Société Générale pour l’essentiel) sont eux-mêmes dans une situation telle qu’il leur est difficile de se montrer grands seigneurs… Moralité, nous n’obtenons que des améliorations à la marge (gel temporaire du taux, réduction de l’encourt sur certains prêts risqués), en échange desquelles nous sommes obligés de lâcher des conditions intéressantes sur d’autres prêts et de continuer à prendre des emprunts « structurés ».

Mise devant ces questions, Madame le Maire cherche à se dédouaner et à reporter la responsabilité de ces contrats sur les banques. C’est un peu facile : on ne peut pas d’un côté nous expliquer à longueur de conseil qu’on dirige la ville en fonction de « choix politiques » mûrement réfléchis, et de l’autre se défausser en permanence sur l’État et/ou les banques dès qu’un problème se pose. Ou on est responsable, ou on ne l’est pas. Quelle naïveté de croire que les banques pouvaient proposer des produits dont les collectivités sortiraient bénéficiaires en échange d’un risque : quand on joue, c’est toujours le casino qui gagne. Or Villejuif a joué à ce jeu-là plus et plutôt moins bien que la plupart des autres villes - voir l’article de Libération http://www.liberation.fr/societe/01012360988-votre-commune-est-elle-infectee-par-un-emprunt-toxique qui dresse la carte des villes touchées par les emprunts toxiques ;  sans surprise, on trouve Villejuif gratifiée d’un joli point rouge qui veut dire « Vos prêts risquent de vous coûter beaucoup, beaucoup plus cher que prévu… »

La vérité, c’est que les villes, et Villejuif en particulier, ont eu très envie de croire le discours des banques qui leur promettaient de l’argent à bon marché parce que cela leur permettait de se voiler encore quelque temps la face sur la réalité de leur situation financière et des choix qu’il nous faudra bientôt faire dans les pires conditions qui soient.

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La SEMGEST est l’entreprise semi-publique (c’est-à-dire détenue par la ville) qui fournit nos cantines, gère les Esselières et organise les événements comme les  fêtes municipales.

Or, depuis qu’à notre demande expresse, la présentation des résultats financiers a été clarifiée,  il apparaît que l’activité « restauration collective » réalise un bénéfice de 450 000 euros, soit un taux de profit de 10% ! En clair,  la SEMGEST a reçu des familles et de la ville 450 000 euros de trop pour faire la cantine. Et les familles qui la paient seront peut-être étonnées d’apprendre qu’elles contribuent ainsi indirectement à financer les fêtes offertes par la municipalité… Grand seigneur, la SEMGEST a proposé de ne pas augmenter ses tarifs cette année. C’était bien le moins !

De plus, nous avions dit l’an dernier que le coût d’introduction du bio était excessif. Ces chiffres montrent que l’on pourrait en introduire davantage pour le même prix ; avec 12% de bio nous sommes loin des recommandations du Grenelle de l’Environnement.

La délégation pour la restauration scolaire va être renouvelée en 2012. Les familles doivent se mobiliser pour que les conditions d’intervention de la SEMGEST soient complètement remises à plat dans ce domaine qui pèse très lourd dans leur porte-monnaie.

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Nous proposons de donner le prix de l’humour politique à la majorité municipale. Entre le marché et la mairie, les Villejuifois voulaient un espace ouvert, aménagé, une esplanade ? « Chiche ! », a répondu la majorité municipale : on y construira un immeuble et on l’appellera « L’Esplanade ».

Il sera construit à l’intérieur des palissades situées depuis des temps immémoriaux devant la médiathèque. Ils voulaient l’immeuble plus haut que l’église, les tribunaux ont décidé autrement. Le bâtiment devra être de la hauteur de la médiathèque et comprendra 33 places de parking pour 31 logements et activités.

Les habitants veulent des places pour se garer lorsqu’ils vont au marché, au théâtre ou dans les commerces alentours, alors pourquoi ne pas appeler cet immeuble “le Parking”? Besoin d’espaces verts, de pistes cyclables ? Pourquoi ne pas appeler l’immeuble “l’Espace vert” ou “la Piste cyclable”? Finalement, il aurait été instructif d’ouvrir un concours pour nommer cet immeuble: on aurait vu tout ce que les Villejuifois souhaitent voir dans leur ville, tout sauf cet immeuble.

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Alors que de nombreuses personnalités se réclament aujourd’hui du centre, il nous semble utile de rappeler que le centre est représenté au conseil municipal par le groupe Modem. Notre action y illustre les valeurs qui nous définissent dans le paysage politique.

Ce paysage est trop souvent décrypté avec une vision sectaire gauche/droite qui omet l’existence d’une troisième voie, le centre. Ainsi nous critiquons, en indiquant les voies à ne pas suivre (l’explosion de notre dette), mais nous faisons aussi des propositions constructives (par exemple, un programme pluriannuel pour gérer la dette ou plus récemment l’ouverture des marchés l’après-midi). Nous évaluons les décisions pour ce qu’elles sont et non en fonction du parti qui les a proposées.

Nous ne nous reconnaissons pas dans la gauche municipale qui ne voit que la dépense publique, souvent clientéliste, pour résoudre les problèmes, ni dans la droite qui, à l’image de la politique menée au niveau national, amplifie les divisions en désignant des boucs émissaires. Nous souhaitons au contraire que tous les Villejuifois puissent construire et vivre ensemble, que notre ville s’ouvre et se développe tout en respectant son environnement. Nous ne voulons pas «toujours plus» ou «toujours moins», mais «toujours mieux».

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Dimanche 22 mai, le marché de l’Avenue de Paris a été inauguré (pour la 2ème fois!).  Souhaitons un franc succès à ce marché, dont le renouveau a été si longtemps attendu par les habitants d’un quartier rudement malmené par les travaux.

Au moins, la promesse de rouvrir ce marché a été tenue. Il est vrai qu’il ne demande pas de structures lourdes. En revanche,  on peut s’inquiéter pour le marché Delaune, dont la configuration actuelle était censée être provisoire, avant une véritable réhabilitation élaborée avec les habitants. Le provisoire risque bien de se prolonger. Car, dans ce domaine comme dans d’autres, la municipalité a fait des promesses qu’elle ne pourra pas tenir à cause du surendettement de la ville et de l’absence de capacité d’investissement. En conséquence, il n’y a aucun budget pour la rénovation du marché Delaune en 2011, et aucun budget n’est prévu  dans les années à venir.

Pour finir, formulons des propositions constructives: Le contrat de gestion des marchés sera bientôt renégocié. Exigeons que les deux autres marchés de la ville puissent proposer des séances d’ouverture l’après-midi, comme c’est le cas du marché de l’avenue de Paris. Ceci correspond à l’évolution des modes de consommation et permettrait de répondre à une nouvelle demande.

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