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Tout ce qui n’entre pas dans une autre catégorie

Quand la municipalité veut (se) donner l’impression d’agir face à un problème, elle emploie deux stratégies : 1) multiplier les réunions (réunions de quartier, Assises…) ; 2) payer grassement un prestataire pour qu’il établisse un « diagnostic ».

Cette année, la majorité a voté des crédits de 70 000 € pour qu’un cabinet-conseil « engage des réflexions et stratégies en matière de redynamisation du commerce du centre-ville » et établisse un « diagnostic partagé » sur 2 autres quartiers. Pourtant, on aurait pu penser que les « Assises du commerce » (tiens donc) de 2009 permettraient d’établir ce diagnostic et d’engager des actions. Mais depuis 4 ans, RIEN.

Pour connaître les maux dont souffrent nos commerçants, il suffit pourtant d’ouvrir les yeux :

1) problèmes de sécurité (que dire à cette buraliste braquée 3 fois cet été ?) ;

2) problèmes de stationnement et de circulation. C’est un exploit : notre centre-ville n’est accueillant ni pour les voitures, ni pour les vélos, ni pour les piétons (essayez de vous promener rue Jean-Jaurès avec une poussette !) ;

3) problèmes de propreté et d’éclairage ;

4) problèmes de visibilité et de communication : la signalétique sur voirie est inexistante et on ne trouve strictement rien sur le site Internet de la ville, même pas un simple annuaire des commerces. Quand au journal municipal, il ne relaie pas les initiatives des commerçants. « Il n’est pas là pour leur faire gagner de l’argent », a-t-il été répondu lors des Assises. C’est sûr : tant qu’une telle mentalité sera au pouvoir à Villejuif, les commerces n’auront pas de beaux jours devant eux !

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La Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 indique que tous les citoyens ont le droit de constater l’emploi qui est fait de leurs impôts. Les collectivités ont donc un devoir d’information des citoyens, or ce devoir n’est pas bien rempli à Villejuif.

La ville sait organiser de grands battages pour présenter l’État comme le seul responsable de nos difficultés financières : pétitions, banderoles, réunions, journées “portes ouvertes”, vote de budgets fictifs…

Mais s’il s’agit de fournir les informations de base aux citoyens, tout paraît plus compliqué : pas de mise en ligne des budgets sur le site de la ville, pas d’informations données au public lors des débats budgétaires - les courageux qui viennent au conseil municipal n’ont droit à aucun document (imprimé ou projeté) qui leur permettrait de suivre les échanges…

Pour pallier cette lacune, nous avons donc organisé le 31 mars une rencontre (Dette, emprunts toxiques, investissements : où en sont les finances de notre ville ?) qui a réuni une quarantaine de personnes.

Retrouvez ici (patience pour le chargement !) notre diaporama sur les finances de Villejuif.

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Un conseil à l’ordre du jour phénoménal, tant par le nombre de rapports inscrits (plus d’une trentaine) que par l’importance des sujets abordés, dont certains auraient mérité une séance à eux tout seuls  (rapport sur la politique environnementale de la ville, Débat d’Orientation Budgétaire, rapport d’activité de la Communauté d’Agglomération du Val-de-Bièvre, CAVB) et beaucoup d’autres étaient révélateurs de dysfonctionnements importants et coûteux :

* l’admission en « non-valeurs » d’un million d’euros de créances et de loyers irrécouvrables faute d’un suivi assez précis auprès de la trésorerie et de nos locataires (200 000 euros de loyers impayés par la société Gallet !)

* une subvention de 50 000 euros à l’APEIS (association d’aide aux chômeurs très, très « orientée » politiquement) pour un service rendu aux Villejuifois à peu près nul

* un parc automobile municipal surdimensionné (162 véhicules) et source d’abus

* 150 000 euros de travaux supplémentaires pour la modernisation de la chaufferie de l’école Pasteur, travaux décidés précipitamment (alors qu’il n’y avait pas urgence) et surtout sans passer par un appel d’offre (en contradiction avec la loi)…

Bref, l’argent file entre les doigts de la municipalité !

Parmi les autres dossiers :

1) rapport sur la situation en matière de développement durable : ce rapport, présenté pour la première fois, résulte d’une obligation faite aux villes par le Grenelle de l’environnement. Le sujet est immense, d’autant que la trame un peu fourre-tout proposée par le ministère invite à traiter de sujets divers (politique de santé, actions éducatives, démocratie participative, économie solidaire, sport, culture…) Au vu de l’ordre du jour surchargé, chacun s’en tient donc sagement à des déclarations de principe, mais le sujet mériterait que l’on y accorde une soirée de débat comme celle que nous avions eu sur le Grand Paris.

2) Débat d’Orientation Budgétaire - lire ci-dessous l’intervention de Cécile Deniard

3) choix de l’aménageur de la ZAC Aragon : la SADEV
Oh surprise, l’aménageur  choisi pour aménager la ZAC est (comme toujours) la SADEV ! Ce choix s’est fait sans concurrence véritable puisque la SADEV a été la seule à aller jusqu’au bout de sa candidature. De plus, l’offre définitive n’a pas été examinée en commission ; les fonds de concours qui seront versés à la ville (pour financer la construction d’une nouvelle école) seront plus faibles que prévu, alors qu’en revanche les frais financiers sont exorbitants (10 % du budget !). Bref, les raisons ne manquent pas pour que nous votions contre ce choix.

4) Rapport d’activité de la Communauté d’Agglomération du Val-de-Bièvre (CAVB)
Les années précédentes, nous n’avions qu’une plaquette de type commerciale avec de belles illustrations et une simple présentation des champs d’intervention de la CAVB (voirie, propreté, sport, culture…). Enfin, nos protestations ont peut-être été entendues (?), quoiqu’il en soit, cette année nous disposons enfin d’éléments budgétaires concrets. Ces éléments permettent de voir que le vote du budget primitif 2011 s’est encore fait sans programmation pluriannuelle des investissements, ce qui est fort dommageable pour une Communauté d’Agglomération qui gère des chantiers aussi considérables qu’une participation à la couverture de l’A6b,  Cancer Campus, la pépinière de Cachan, la rénovation de la piscine de Fresnes ou bientôt, on l’espère, la rénovation de la salle de théâtre Romain Rolland.

Par ailleurs, le « pacte financier, fiscal et social » signé en 2011 entre les villes de la CAVB affirme de grands principes de redistribution et de bonne gestion. Malheureusement, quand on regarde la réalité des faits, on s’aperçoit qu’on se paie de mots à la Communauté d’Agglomération encore plus qu’à la Ville. Par exemple, on affirme qu’on va retrouver une épargne nette positive, alors qu’en réalité, elle est infime pour 2011. On affirme également que l’on va limiter le volume d’emprunt annuel à un niveau permettant une stabilisation de l’annuité de la dette, et, dans le même temps, on contracte 18 millions d’emprunts nouveaux.

Bref, cette Communauté d’Agglomération s’endette de 15 millions d’euros en moyenne chaque année, dont 4 millions pèsent sur les Villejuifois, et ce dans l’indifférence la plus générale, tant au conseil d’agglomération qu’au conseil municipal. Ce dossier est évoqué tardivement, à un moment où tout le monde est pressé d’aller se coucher ;  les conseillers du groupe MoDem ont été les seuls à s’exprimer sur ce dossier capital !

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Nous serons “sur le terrain” ce week-end pour distribuer un premier tract pour François Bayrou  et surtout discuter avec les Villejuifois.

Les rendez-vous sont les suivants :

- vendredi 25 novembre, 17h30, au marché Léo-Lagrange (station de métro du même nom, Casino)
- samedi 26 novembre, 11h, marché Varlin (centre)
- dimanche 27 novembre, 11h, marché Delaune (sud)

N’hésitez pas à passer nous voir !

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Au printemps dernier, nous avons fortement dénoncé la politique très agressive de ZAC et de préemptions qui caractérise l’urbanisme de notre ville.

Depuis, les périmètres de deux nouvelles ZAC ont été votés : ZAC Cancer Campus (autour de l’IGR - 10 000 nouveaux habitants prévus) et ZAC Aragon (autour du métro).

Dans le premier cas, la mobilisation des propriétaires concernés a permis à certains d’être sortis du périmètre de la ZAC, mais la menace plane toujours puisque ces rues restent en « périmètre d’étude » - zones où la ville préempte systématiquement tous les biens mis en vente, voire sollicite les propriétaires. Qu’adviendra-t-il de ces zones pavillonnaires une fois que la ville en possèdera une bonne partie ? Il y a fort à parier qu’elles seront intégrées à la ZAC.

Ajoutons que les préemptions se multiplient dans toute la ville et que deux nouveaux « périmètres d’étude » viennent d’être votés le long de la RD7 (ex N7).

Pour savoir où vous vous situez par rapport à ces projets, retrouvez ci-dessous la carte des ZAC et périmètres d’étude actualisée.

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ZAC, « périmètre d’étude », comment ça marche ?

Zone d’Aménagement Concerté :

La ville exproprie selon une procédure encadrée ; il faut que le projet soit déclaré « d’intérêt général ».

Périmètres d’étude :

La ville s’arroge le droit de préempter les biens qui seraient en vente sans avoir à justifier d’un quelconque projet pour la parcelle ou le quartier. Très souvent, la vente se fait alors au détriment du propriétaire, car les estimations de France Domaine sont inférieures au prix du marché.

Et les périmètres d’étude deviennent souvent des ZAC…

Si vous pensez être peut-être en ZAC ou périmètre d’étude (dans ce cas, les propriétaires et locataires l’ignorent généralement), n’hésitez pas à interroger la mairie !

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Dimanche 22 mai, le marché de l’Avenue de Paris a été inauguré (pour la 2ème fois!).  Souhaitons un franc succès à ce marché, dont le renouveau a été si longtemps attendu par les habitants d’un quartier rudement malmené par les travaux.

Au moins, la promesse de rouvrir ce marché a été tenue. Il est vrai qu’il ne demande pas de structures lourdes. En revanche,  on peut s’inquiéter pour le marché Delaune, dont la configuration actuelle était censée être provisoire, avant une véritable réhabilitation élaborée avec les habitants. Le provisoire risque bien de se prolonger. Car, dans ce domaine comme dans d’autres, la municipalité a fait des promesses qu’elle ne pourra pas tenir à cause du surendettement de la ville et de l’absence de capacité d’investissement. En conséquence, il n’y a aucun budget pour la rénovation du marché Delaune en 2011, et aucun budget n’est prévu  dans les années à venir.

Pour finir, formulons des propositions constructives: Le contrat de gestion des marchés sera bientôt renégocié. Exigeons que les deux autres marchés de la ville puissent proposer des séances d’ouverture l’après-midi, comme c’est le cas du marché de l’avenue de Paris. Ceci correspond à l’évolution des modes de consommation et permettrait de répondre à une nouvelle demande.

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Consultez notre site de campagne : www.cantonales-villejuif.fr

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Peut-être vous souvenez-vous qu’en 2008 la municipalité avait fait campagne pour un retour du service de l’eau en régie publique. Nous nous étions associés à cette demande, d’autant plus que Véolia, détentrice de la délégation depuis des décennies pratiquait une surfacturation payée par les habitants. Des débats avaient été organisés, un comité créé, etc. Mais parler de démocratie participative est une chose, créer des comités à tout-va (qui ne débouchent sur rien) en est une autre, encore faudrait-il déjà consulter les élus lors de décisions cruciales…

Or, en juin dernier, au prix de quelques petites concessions, Véolia a été reconduit et le représentant de Villejuif au Syndicat des Eaux nous a dit s’être abstenu lors du vote - une position qu’il a prise sans avoir informé les élus. Cette position nous semble très contestable, voire indéfendable au vu des surfacturations pratiquées par cette entreprise. Comme souvent, il y a loin entre le battage de la municipalité et les décisions finalement prises sans consultation ni des élus ni des citoyens.

Souhaitant porter cette question devant le conseil municipal, nous avons donc proposé le vœu suivant lors de la séance du mois d’octobre (le « vœu » étant le seul moyen pour l’opposition de susciter un débat en conseil puisque les questions orales ne donnent pas lieu à discussion).

Vœu relatif à l’information et à la consultation du conseil municipal par ses représentants dans les syndicats intercommunaux

La ville de Villejuif est représentée par des membres du conseil municipal dans divers syndicats intercommunaux, notamment :

- le SIGEIF (Syndicat Intercommunal pour le Gaz et l’Electricité en Ile-de-France)

- le SIIM 94 (« établissement public d’ingénierie pour l’informatique et les technologies de l’information et de la communication »)

- le SIPPEREC (syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication)

- le SIFUREP (syndicat intercommunal funéraire de la région parisienne)

- le SAF 94 (syndicat mixte d’action foncière du Val-de-Marne)

- le SEDIF (syndicat des eaux d’Ile-de-France)

- le Syndicat mixte ouvert Autolib’…

Dans ce cadre, le conseil municipal de Villejuif fait le vœu que ses représentants dans ces instances non seulement l’informent de leurs activités par des comptes rendus à l’occasion de la présentation des rapports annuels, mais aussi le consultent avant les votes importants qui peuvent engager ces syndicats et donc la ville pour des années - par exemple le renouvellement d’une délégation de service public.


Mme Cordillot a dans un premier temps expliqué qu’elle ne soumettrait pas ce vœu au vote, car il n’avait pas lieu d’être puisqu’il s’agissait de simple bon sens et de principes qui sont déjà respectés. Nous avons pourtant insisté pour qu’il y ait débat et vote, car si ce vœu était de bon sens, ce bon sens n’avait pas impliqué dans le cas présent. On ne peut pas considérer que les débats qui ont eu lieu au conseil municipal en 2OO8 constituent une consultation sur un vote en juin 2010, d’autant plus que nous n’avons même pas été informés en amont de ses enjeux. Selon notre représentant au SEDIF, M. Périllat-Bottonet, le temps a manqué pour ce faire, mais il nous semble que la volonté politique aussi. D’ailleurs, un conseil municipal avait lieu le soir même du vote, le 24 juin, or M. Périllat n’avait apparemment même pas prévu d’informer le conseil des résultats de ce vote et de la position que lui-même avait adoptée ; il ne l’a fait que suite à notre question. M. Périllat nous a dit s’être abstenu sur le renouvellement de la délégation à Véolia, position que nous aurions vivement contestée au vu des surfacturations avérées pratiquées par cette entreprise.

Par ailleurs, si ce vœu exprimait une demande de bon sens déjà exaucée, on s’explique mal pourquoi la majorité a voté contre !

Mais sur ce dossier houleux du renouvellement de la délégation de service public à Véolia par le SEDIF, il semble qu’il devienne une habitude pour les représentants qui se proclament « de gauche » du SEDIF de voter en faveur de l’entreprise même qu’ils dénonçaient avec véhémence peu de temps auparavant - voir l’agglomération Est-Ensemble, qui vient de rater une occasion historique de quitter le SEDIF et VEOLIA, et l’ensemble de ce dossier de l’eau sur www.eauxglacées.com…

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Ce sont des satisfecit quasi-unanimes qui ont salué la présentation du permis de construire de la mosquée qui verra bientôt le jour boulevard Maxime Gorki.

Parallèlement à la création de la salle de prière rue Youri Gagarine (dont on déplore cependant qu’elle n’ait pas bénéficiée du même soutien de la municipalité), ce projet vient couronner dix ans d’efforts et permettra enfin à nos concitoyens musulmans de pratiquer leur culte dans des conditions dignes. Et même plus que dignes, tant le projet est prometteur en terme de fonctionnalité et d’intégration dans le quartier.

Quant à la proximité avec l’église copte, certains ont cherché à l’exploiter dans un but politicien en mettant de l’huile sur le feu et en important artificiellement le conflit qui oppose coptes et musulmans en Égypte. Sans angélisme, nous voulons croire que cette proximité offre au contraire une occasion de rencontre et de dialogue, au quotidien. La mosquée et la synagogue ne voisinent-elles pas en paix au Kremlin-Bicêtre ? Le vivre-ensemble ne doit pas être une théorie, mais une réalité concrète.

Un regret : la quasi-absence des riverains à la présentation du permis. Il serait bon que d’autres réunions soient organisées afin que chacun puisse se saisir de ce projet dont Villejuif a lieu d’être fière.

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