Archives pour la catégorie “Démocratie locale”


Du courage, il en a fallu aux dizaines d’hommes et de femmes qui, sur les diverses listes qui se sont présentées au 1er tour des municipales dans notre ville, ont mis leur vie entre parenthèses pendant des semaines pour défendre  leur vision de l’avenir de Villejuif - tractage, permanences, animation de blogs ou de réunions : ils ont montré que l’engagement citoyen était toujous une idée neuve !

Du courage, il en a fallu aux quatre listes de l’opposition républicaine qui ont su se rassembler et proposer une véritable alternative aux Villejuifois, malgré les dictats des appareils politiques qui voulaient enfermer la ville dans une situation figée, et malgré les amalgames sectaires et les discours de haine et de peur qui ont marqué la dernière semaine de campagne.

Du courage, il va en falloir à cette belle majorité arc-en-ciel (divers gauche/ écologistes/ centristes/ droite républicaine) pour redresser une ville laissée exsangue par des années de mauvaise gestion. Du courage, mais aussi du temps et du soutien.

Du courage, il en faudra, aussi, à ceux qui seront passés du statut d’élu majoritaire à celui d’élu minoritaire. Qu’ils sachent se montrer une opposition constructive - tâche peut-être moins gratifiante mais si indispensable à une démocratie vivante.

Un grand merci, enfin - à ceux qui ont rendu possible la victoire de cette liste citoyenne et sans étiquette ; à ceux qui nous ont soutenus, Jorge Carvalho et moi-même, pendant nos six années de mandat ; et à tous ceux qui considèrent la politique non comme le lieu d’un affrontement guerrier et partisan, mais comme le lieu d’un débat possible, dans le respect mutuel et la recherche de l’intérêt des citoyens.

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Elections municipales (puis élections européennes) : l’année qui s’ouvre sera une année importante pour la vie démocratique de notre ville. Souhaitons que les différents candidats à la mairie sauront mener une campagne digne et riche autour des questions cruciales qui intéressent l’avenir des Villejuifois : grands projets d’urbanisme, situation financière de la ville et perspectives de développement économique, services de proximité et vie quotidienne… Une campagne qui (est-ce trop demander ?) ne défigurera pas les murs de notre ville pendant des semaines. Une campagne enfin qui redonnera espoir, confiance et envie aux électeurs, et notamment aux abstentionnistes, plus nombreux à chaque élection. Le taux de participation au soir des deux tours de scrutin sera un premier indice de la vitalité démocratique de notre ville. Et, quel que soit le résultat, espérons ensuite que la nouvelle équipe élue saura respecter l’ensemble des opinions qui s’expriment au conseil municipal, pour une démocratie apaisée et des débats fructueux.

Terminons ces vœux sur une boutade (quoique) : et si pour bien commencer le mandat, la nouvelle municipalité offrait une petite psychanalyse à la ville ? Elle pourrait par exemple s’adresser à l’ANPU (www.anpu.fr), Agence nationale de psychanalyse urbaine, qui s’est déjà penchée sur les névroses de dizaines de ville, dont Marseille, Tours, Arles, Melun, etc.  Bientôt 90 ans de communisme pour notre ville : parions que le cas intéresserait ces spécialistes !

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Constatant l’absentéisme de certains élus et jugeant anormal qu’un élu puisse continuer à toucher son indemnité sans remplir ses fonctions (dans certains cas, sans jamais assister aux séances du Conseil municipal), notre groupe a proposé un dispositif identique à celui du Conseil général de Paris, qui prévoit une diminution de l’indemnité en cas d’absences non justifiées. Cette proposition a été refusée par la majorité municipale.

Notre rapport : proposition de modification du règlement intérieur du conseil municipal : diminution de l’indemnité de fonction en cas d’absentéisme

Précisons-le : la plupart des élus de cette ville remplissent leur mandat avec conscience ; ils assistent non seulement aux séances du Conseil municipal, mais aussi aux innombrables réunions de groupe, de commissions, etc. Ajoutons que l’indemnité d’un simple conseiller (68 euros par mois) est dérisoire par rapport aux sacrifices professionnels et familiaux consentis.

Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas corriger les dysfonctionnements. Au contraire.

Notre proposition nous a valu d’être accusés d’être populistes (argument automatique dès qu’on rappelle les élus à leurs devoirs) et de vouloir infantiliser les élus, comme s’ils n’avaient pas de comptes à rendre. Mais comment défendre les droits des élus sans considérer qu’ils ont aussi des devoirs ? Comment lutter contre l’absentéisme qui paralyse nos services sans être soi-même exemplaire ? Comment comprendre qu’une mesure jugée bonne pour un Conseil général de gauche devienne mauvaise quand elle est proposée par des élus centristes ?

Ce tableau de présence s’appuie sur les procès-verbaux des conseils municipaux publiés sur le site Internet de la ville.

Il s’agit de données brutes, à manier donc avec précaution (certaines de ces absences sont parfaitement justifiées - représentation de la collectivité à l’extérieur, raisons de santé…). Mais que dire d’élus qui sont là moins de la moitié du temps, voire qui ne viennent jamais !

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Le 19 novembre dernier, Mme Cordillot écrivait à Mme Lebranchu, ministre de la fonction publique, pour lui demander d’abroger la disposition instaurant le non-paiement du premier jour d’arrêt-maladie dans la fonction publique territoriale comme dans toute la fonction publique.  Dans son courier, elle faisait valoir ses arguments et ceux des syndicats, mais elle se gardait bien d’informer la ministre de sa décision d’enfreindre sciemment la loi au prétexte qu’elle ne la jugeait pas bonne.

Cette information, elle en réservait la primeur au personnel communal, à qui elle écrivait fin novembre : « Les réponses du gouvernement aux démarches que nous avons entreprises indiquent que cette question reste toujours ouverte et que des négociations sont en cours dans le cadre de la Conférence sociale menée par Madame la ministre. [...]

C’est pourquoi j’ai pris la décision de suspendre l’application de la journée de carence jusqu’aux conclusions de la conférence sociale annoncées au premier trimestre 2013. Cette décision est effective depuis le 17 novembre 2012. La journée de carence ne sera plus appliquée en attendant le résultat des négociations au niveau national. »

Cette attitude consistant à s’asseoir sur les lois qui ne nous conviennent pas nous semble particulièrement scandaleuse. Quelle légitimité pour ensuite s’offusquer que d’autres maires décident de ne pas appliquer des lois instaurées par la gauche (au hasard, le mariage pour tous) ? Si chacun désormais se sent libre de faire son marché dans les lois, c’est le contrat social lui-même qui en danger ; les élus devraient pourtant être les premiers à donner l’exemple.

La lettre Mme Cordillot sur le jour de carence

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Une fois de plus, la logique majoritaire des élections législatives s’est traduite par une extrême bipolarisation qui n’a pas pleinement permis l’expression du projet porté par les candidats MoDem - un projet fondé sur un discours de vérité et sur les efforts à entreprendre pour redresser le pays.

Nous le regrettons, car le rassemblement des Français est un impératif pour faire face aux temps difficiles qui s’annoncent.

Au niveau local, nous regrettons aussi la présence d’un candidat unique au second tour, le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec, ce qui va lui permettre d’être élu avec 100% des voix. Lorsque vous n’avez qu’un choix, vous n’avez plus le choix. C’est pourquoi nous avons appelé tous les électeurs démocrates de la 11ème circonscription à aller voter blanc ou nul le 17 juin.

Par ces pratiques de désistement d’un candidat au profit d’un autre, la gauche val-de-marnaise contribue malheureusement à dégoûter les électeurs de la politique et à provoquer une abstention toujours plus massive : 50% au premier tour et 65% au second à Villejuif !

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À plusieurs reprises, notre groupe s’est vu accusé de « populisme » pendant le conseil municipal, simplement parce que nous dénoncions des préemptions injustifiées ou des contrats de marché public passés dans des conditions que nous jugions illégales.

Le danger du populisme est réel, en France et dans toute l’Europe. Le populisme se manifeste quand  certains partis, de gauche comme de droite, cherchent à dresser le « peuple » contre les « élites », et notamment les élus. Les populistes font de certaines dérives condamnables une règle générale (« tous pourris », « qu’ils s’en aillent tous ! ») et exploitent à leur profit l’indignation légitime des citoyens pour remettre en cause les institutions.

En revanche, le fait de dénoncer des pratiques discutables, sans généralisation, ne mérite pas d’être systématiquement qualifié de « populiste ». En réalité, ces accusations faciles visent à faire taire toute critique. Or la critique est saine quand elle est constructive et argumentée, elle fait partie du fonctionnement démocratique normal, elle est l’expression de notre aspiration à l’exemplarité des élus - seule réponse possible à la montée des populismes, justement.

Oui, le danger du populisme est réel ; c’est pourquoi il est important de ne pas le dénoncer à la légère.

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Dimanche 6 mai, lors du second tour de l’élection présidentielle, deux camps s’opposeront. Droite contre gauche.

En tant que centristes, nous avons défendu avec François Bayrou un projet de gouvernement d’unité nationale, qui seul permettrait au pays d’affronter la crise dans les meilleures conditions. Nous regrettons donc la poursuite de cette logique d’affrontement de clans opposés.

Pour autant, nous nous refusons à ne pas prendre part au vote - les enjeux sont trop graves aujourd’hui pour ne pas nous associer à ce choix qui engage l’avenir de la France.

En tant que centristes, nous accordons une grande valeur à la responsabilité du citoyen, qui n’a pas besoin de « consignes » de vote. Chacun se déterminera en conscience, au sein d’un Mouvement qui a vocation à rassembler diverses sensibilités et qui les respecte toutes.

Néanmoins, à titre personnel, notre choix était fait dès le lendemain du premier tour de voter pour François Hollande face à Nicolas Sarkozy. Sans enthousiasme, mais avec fermeté.

La course effrénée vers l’extrême-droite à laquelle s’est livré Nicolas Sarkozy ces derniers jours, dans une dérive qui bafoue nos valeurs et notre idéal de fraternité, a gâché à nos yeux cette fin de campagne et n’a fait que conforter notre choix.

C’est pourquoi nous nous associons pleinement à la déclaration qu’a faite hier soir François Bayrou : voir www.bayrou.fr, Je rends possible l’union nationale et la vraie mobilisation des Francais au service de la France.

Amitiés démocrates.

Jorge CARVALHO - Président du MoDem de Villejuif et conseiller municipal

Cécile DENIARD    - conseillère municipale

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Jusqu’en 2009, Villejuif subventionnait l’association des “Jeunes communistes”, branche locale du parti communiste, ceci en dépit des condamnations d’autres villes à ce sujet. Pour lutter contre cette utilisation partisane des finances de la ville, dès notre élection en 2008, nous avons refusé de voter les subventions en bloc avec cette subvention illégale et présenté un recours au tribunal administratif.

Malgré toutes les actions menées par l’avocat de la ville, Villejuif a été condamnée et doit annuler sa subvention à caractère politique.

Le recours contre la subvention de 2009 est encore en attente, mais notre action a déjà porté ses fruits puisque depuis 2010 la ville a cessé les subventions directes à cette association.

Subventions illégales, frais d’avocat… Espérons que la municipalité saura désormais faire meilleur usage de ces sommes dans l’intérêt de TOUS les Villejuifois.

Retrouvez la copie du jugement ci-dessous.

jugement-tribunal-administratif-20121

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Produire, Instruire, Construire : telles sont les trois directions dans lesquelles notre pays doit s’engager avec lucidité pour relever les défis qui l’attendent.

Construire, ce sera jeter des ponts pour dépasser les sectarismes. Aujourd’hui, les options défendues par le PS d’une part et par l’UMP d’autre part reposent sur des barrières dogmatiques. Ce sont ces barrières que nous dénonçons, car elles empêchent de construire le programme politique incontournable dont le pays a besoin.

Construire, ce sera refonder une démocratie digne de ce nom par une réelle limite du cumul des mandats et des fonctions ; et par la fin des réseaux d’argent et d’influence au cœur de l’État, mais aussi des collectivités locales.

Tous les jours, des scandales donnent une image dégradante de la vie politique. Pourtant, partout se dressent aussi des hommes et des femmes pour témoigner que l’engagement dans la vie de la Cité est un idéal noble et qu’il est plus que jamais nécessaire.

Pour 2012, nous vous souhaitons donc une belle année constructive !

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Le 19 novembre dernier, Mme Cordillot écrivait à Mme Lebranchu, ministre de la fonction publique, pour lui demander d’abroger la disposition instaurant le non-paiement du premier jour d’arrêt-maladie dans la fonction publique territoriale comme dans toute la fonction publique.  Dans son courier, elle faisait valoir ses arguments et ceux des syndicats, mais elle se gardait bien d’informer la ministre de sa décision d’enfreindre sciemment la loi au prétexte qu’elle ne la jugeait pas bonne.

Cette information, elle en réservait la primeur au personnel communal, à qui elle écrivait fin novembre : « Les réponses du gouvernement aux démarches que nous avons entreprises indiquent que cette question reste toujours ouverte et que des négociations sont en cours dans le cadre de la Conférence sociale menée par Madame la ministre. [...]

C’est pourquoi j’ai pris la décision de suspendre l’application de la journée de carence jusqu’aux conclusions de la conférence sociale annoncées au premier trimestre 2013. Cette décision est effective depuis le 17 novembre 2012. La journée de carence ne sera plus appliquée en attendant le résultat des négociations au niveau national. »

Cette attitude consistant à s’asseoir sur les lois qui ne nous conviennent pas nous semble particulièrement scandaleuse. Quelle légitimité pour ensuite s’offusquer que d’autres maires décident de ne pas appliquer des lois instaurées par la gauche (au hasard, le mariage pour tous) ? Si chacun désormais se sent libre de faire son marché dans les lois, c’est le contrat social lui-même qui en danger ; les élus devraient pourtant être les premiers à donner l’exemple !

Le courrier de Mme Cordillot : La lettre Mme Cordillot sur le jour de carence

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