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Du courage, il en a fallu aux dizaines d’hommes et de femmes qui, sur les diverses listes qui se sont présentées au 1er tour des municipales dans notre ville, ont mis leur vie entre parenthèses pendant des semaines pour défendre  leur vision de l’avenir de Villejuif - tractage, permanences, animation de blogs ou de réunions : ils ont montré que l’engagement citoyen était toujous une idée neuve !

Du courage, il en a fallu aux quatre listes de l’opposition républicaine qui ont su se rassembler et proposer une véritable alternative aux Villejuifois, malgré les dictats des appareils politiques qui voulaient enfermer la ville dans une situation figée, et malgré les amalgames sectaires et les discours de haine et de peur qui ont marqué la dernière semaine de campagne.

Du courage, il va en falloir à cette belle majorité arc-en-ciel (divers gauche/ écologistes/ centristes/ droite républicaine) pour redresser une ville laissée exsangue par des années de mauvaise gestion. Du courage, mais aussi du temps et du soutien.

Du courage, il en faudra, aussi, à ceux qui seront passés du statut d’élu majoritaire à celui d’élu minoritaire. Qu’ils sachent se montrer une opposition constructive - tâche peut-être moins gratifiante mais si indispensable à une démocratie vivante.

Un grand merci, enfin - à ceux qui ont rendu possible la victoire de cette liste citoyenne et sans étiquette ; à ceux qui nous ont soutenus, Jorge Carvalho et moi-même, pendant nos six années de mandat ; et à tous ceux qui considèrent la politique non comme le lieu d’un affrontement guerrier et partisan, mais comme le lieu d’un débat possible, dans le respect mutuel et la recherche de l’intérêt des citoyens.

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On croyait avoir tout vu dans ce conseil, mais non : panique de fin de mandat aidant, Mme Cordillot a voulu mettre la charrue avant les bœufs et osé soumettre au vote un texte à trous et sans les annexes. Quel texte ? Tout simplement le bail emphytéotique par lequel la ville louera pour 1 euro symbolique à l’Association des musulmans de Villejuif, pour 99 ans, le terrain de l’ancienne gendarmerie. Mai s comme la ville n’est pas encore propriétaire du terrain et que le permis de construire de la mosquée n’est pas délivré, le texte est truffé de blancs ; on ignore par exemple quelle sera la surface allouée aux activités cultuelles et aux activités culturelles et le plan n’est pas annexé au bail. Cela n’a pas empêché les élus communistes et socialistes de voter ce texte-mystère. La validité d’un tel vote est douteuse. Le préfet sera alerté sur cette question.

Ce vote scandaleux vient conclure (provisoirement) une gestion calamiteuse du dossier, qui voit la municipalité faire preuve d’une mauvaise foi éhontée, notamment sur les questions financières. Elle refuse ainsi d’admettre que ce projet de mosquée (de deuxième mosquée, puisqu’il en existe déjà une, mais qui n’a pas bénéficié du même soutien) coûtera au moins 2,1 millions d’euros aux Villejuifois (valeur des appartements neufs que la ville s’est engagée à céder au département en échange du terrain). Refus aussi de répondre sur la capacité de l’Association à financer la construction, alors que le bail emphytéotique nous donne pourtant un droit de regard dans ce domaine !

Devant de tels procédés, l’opposition rassemblée a adopté une déclaration commune : déclaration commune de l’opposition sur la mosquée.

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Elections municipales (puis élections européennes) : l’année qui s’ouvre sera une année importante pour la vie démocratique de notre ville. Souhaitons que les différents candidats à la mairie sauront mener une campagne digne et riche autour des questions cruciales qui intéressent l’avenir des Villejuifois : grands projets d’urbanisme, situation financière de la ville et perspectives de développement économique, services de proximité et vie quotidienne… Une campagne qui (est-ce trop demander ?) ne défigurera pas les murs de notre ville pendant des semaines. Une campagne enfin qui redonnera espoir, confiance et envie aux électeurs, et notamment aux abstentionnistes, plus nombreux à chaque élection. Le taux de participation au soir des deux tours de scrutin sera un premier indice de la vitalité démocratique de notre ville. Et, quel que soit le résultat, espérons ensuite que la nouvelle équipe élue saura respecter l’ensemble des opinions qui s’expriment au conseil municipal, pour une démocratie apaisée et des débats fructueux.

Terminons ces vœux sur une boutade (quoique) : et si pour bien commencer le mandat, la nouvelle municipalité offrait une petite psychanalyse à la ville ? Elle pourrait par exemple s’adresser à l’ANPU (www.anpu.fr), Agence nationale de psychanalyse urbaine, qui s’est déjà penchée sur les névroses de dizaines de ville, dont Marseille, Tours, Arles, Melun, etc.  Bientôt 90 ans de communisme pour notre ville : parions que le cas intéresserait ces spécialistes !

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1/20 : Voilà la note donnée à Villejuif par l’argus des communes (www.contribuables.org). Cette note évalue l’évolution des dépenses pendant le dernier mandat ; d’autres indicateurs alertent sur le faible autofinancement, le surendettement, les frais de personnel, le poids des impôts locaux…

On peut rejeter ce type d’évaluation en disant qu’il repose sur les calculs de citoyens réfractaires à l’impôt et prisonniers d’une vision comptable. Ce serait ignorer que ces ratios, établis lors de précédentes faillite de villes, traduisent une réalité. Et que la ville doit s’attendre à recevoir d’autres mauvaises notes…

Par la toute nouvelle agence « France locale », notamment. Destinée à pallier les difficultés des villes pour se financer auprès des banques, l’Agence lèvera des fonds sur les marchés pour les prêter aux collectivités adhérentes. Vu les sommes colossales que la ville prévoit d’emprunter ces prochaines années, Villejuif aurait bien besoin d’adhérer à un tel système. MAIS les villes candidates seront notées par la société financière, selon une série de critères comme l’épargne brute, etc. En fonction de leur notation, elles pourront être refusées et l’AFL leur proposera des mesures de redressement. Étant donné que la quasi-totalité des indicateurs de la ville sont au rouge, il y a fort à parier que Villejuif entrera dans cette catégorie ! Et même si elle est acceptée, sa santé financière sera évaluée à chaque emprunt et les taux seront plus ou moins élevés en fonction du risque qu’elle présente…

Bref, la ville n’a pas fini de payer les mauvais choix de l’équipe municipale actuelle et la tâche sera rude pour les successeurs.

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La majorité municipale a présenté ses orientations pour le dernier budget de son mandat. Sans surprise, le budget proposé pour 2014 ressemble dangereusement aux précédents : bouclé aux forceps, il ne dégage aucun financement pour les nouvelles écoles qui seront pourtant indispensables.

Concernant les dépenses de fonctionnement, la ville paye ses mauvais choix en matière d’emprunts toxiques. Ces emprunts, indexés notamment sur le taux de change avec le franc suisse (!), peuvent vite déraper : résultat, cette année les intérêts coûtent à la ville un million de plus qu’en 2012, et un million et demi de plus qu’en 2011. Parce que la majorité a joué au casino des marchés financiers, ce sont aujourd’hui des millions qui manquent et qui auraient permis le « financement de services socialement utiles ou d’équipements nécessaires à nos administrés », reconnaît le rapport présenté aux élus.

Ne comptez pas non plus sur la majorité actuelle pour freiner nos dépenses de personnel, qui représentent 2/3 de nos frais de fonctionnement et qui auront augmenté de 14 % en trois ans. Ni pour enrayer l’absentéisme chronique, qui coûte chaque année 4 millions d’euros à la ville (40 jours d’absence par an pour les agents titulaires, dont la moitié pour « maladie ordinaire »). Au contraire, Mme Cordillot s’est mise hors la loi en refusant d’appliquer la journée de carence pour les fonctionnaires, alors que celle-ci aurait pu contribuer à réguler les abus. Et cela fait des années que la ville nous annonce la création d’un « Observatoire de l’absentéisme » - voilà ce qui s’appelle une politique énergique !

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Quand la municipalité veut (se) donner l’impression d’agir face à un problème, elle emploie deux stratégies : 1) multiplier les réunions (réunions de quartier, Assises…) ; 2) payer grassement un prestataire pour qu’il établisse un « diagnostic ».

Cette année, la majorité a voté des crédits de 70 000 € pour qu’un cabinet-conseil « engage des réflexions et stratégies en matière de redynamisation du commerce du centre-ville » et établisse un « diagnostic partagé » sur 2 autres quartiers. Pourtant, on aurait pu penser que les « Assises du commerce » (tiens donc) de 2009 permettraient d’établir ce diagnostic et d’engager des actions. Mais depuis 4 ans, RIEN.

Pour connaître les maux dont souffrent nos commerçants, il suffit pourtant d’ouvrir les yeux :

1) problèmes de sécurité (que dire à cette buraliste braquée 3 fois cet été ?) ;

2) problèmes de stationnement et de circulation. C’est un exploit : notre centre-ville n’est accueillant ni pour les voitures, ni pour les vélos, ni pour les piétons (essayez de vous promener rue Jean-Jaurès avec une poussette !) ;

3) problèmes de propreté et d’éclairage ;

4) problèmes de visibilité et de communication : la signalétique sur voirie est inexistante et on ne trouve strictement rien sur le site Internet de la ville, même pas un simple annuaire des commerces. Quand au journal municipal, il ne relaie pas les initiatives des commerçants. « Il n’est pas là pour leur faire gagner de l’argent », a-t-il été répondu lors des Assises. C’est sûr : tant qu’une telle mentalité sera au pouvoir à Villejuif, les commerces n’auront pas de beaux jours devant eux !

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Mépris : c’est le mot qu’évoque l’attitude de la municipalité sur la réforme des rythmes scolaires,   que la ville a choisi de n’appliquer qu’à la rentrée 2014. Mépris tout d’abord pour les parents d’élèves et leurs associations : en mai, la ville a consulté les parents avec trois scénarios d’emplois du temps possibles, mais sans associer les représentants des parents et sans tenir compte du 4ème scénario qu’ils proposaient. La consultation s’est donc déroulée dans le plus grand désordre : dans certaines écoles, elle n’a tout simplement pas eu lieu ; dans d’autres, la ville n’a pas pris en compte les réponses recueillies par les associations (mépris, disions-nous). Au final, un taux de réponses enregistrées très bas (12%, alors que 2 fois plus de familles se seraient en réalité exprimées) et des résultats « officiels » très contestables. Mépris également pour les 22 directeurs d’école, eux aussi tenus à l’écart de la consultation ­- peut-être parce qu’ils s’étaient unanimement prononcés contre la réforme ? Mépris enfin pour le conseil municipal : le 27 juin, nous y avons soumis un projet de déclaration demandant le retrait de ce décret, qui creusera les inégalités entre élèves des communes riches et des communes pauvres. Non seulement la majorité ne l’a pas voté, mais elle s’est dérobé à tout débat sur ce sujet pourtant fondamental !

Si, comme à nous, préserver le caractère national et égalitaire du service public de l’Education vous semble essentiel, venez en faire part à Mme Cordillot lors de la prochaine réunion de « concertation » !

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Lors de la concertation sur le Plan Local d’Urbanisme, les réunions sur le patrimoine ont connu une forte affluence et il s’y est exprimé avec enthousiasme un désir de préservation et de mise en valeur.  On pouvait donc espérer que ces demandes seraient entendues.

Or dans le projet de PLU voté le 22 avril, la protection du patrimoine bâti est réduite à presque rien. À part pour les bâtiments classés, elle se limite à une liste d’immeubles remarquables qui, en pratique, ne sont pas protégés du tout puisque le PLU « autorise sous conditions strictes la démolition totale ou partielle de ces bâtiments, dans un souci de pragmatisme, ces derniers se situant au cœur d’un espace urbanisé en évolution et en mutation ». En clair : dès lors qu’un projet permettra de densifier le quartier, la beauté d’un bâtiment ne le sauvera pas. Rien non plus, aucune « charte du patrimoine », pour préserver le caractère faubourien de la rue Jean-Jaurès, par exemple.

Ceci est cohérent avec l’absence totale de mise en valeur de notre centre-ville et ses bâtiments les plus remarquables. La construction de l’immeuble de la Médiathèque illustre à quel point la majorité actuelle est incapable d’imaginer une ville dont les Villejuifois pourraient être fiers.

Notre patrimoine naturel est aussi menacé puisque, comme nous le craignions, il apparaît dans ce PLU que le parc des Hautes-Bruyères verra bel et bien sa surface rognée par les constructions de la ZAC Campus Grand Parc.

Tout doit-il céder à la volonté de construire toujours plus ?

Ce projet de PLU sera soumis à enquête publique à l’automne - la beauté n’est pas un luxe, faites entendre votre voix !

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C’est décidé : à la rentrée, la pause de midi passera à deux heures dans les écoles de Villejuif. Ce changement était sans doute nécessaire pour accueillir toujours plus d’enfants à la cantine, mais on peut s’inquiéter des conditions d’accueil pour les activités que la ville veut mettre en place, notamment dans les écoles qui connaissent de sérieux problèmes de locaux. Pour qu’il ne s’agisse pas d’un simple gardiennage, la ville devra consentir de gros investissements.

Notre groupe avait donc proposé de repousser d’un an la généralisation des nouveaux horaires, d’autant que, dès la rentrée 2014, il faudra mettre en place la réforme des rythmes scolaires, ce qui posera les mêmes problèmes de locaux et de personnel - mais en pire puisqu’il s’agira cette fois-ci de prendre en charge la totalité des élèves !

Cette réforme, le ministre Peillon veut la mener contre l’avis quasi unanime des enseignants, des parents d’élèves et des élus locaux (un exploit, après 5 ans de critiques de la méthode Darcos !). Elle obligera la municipalité à modifier de nouveau les horaires et à proposer des activités périscolaires qui devraient coûter plus d’un million d’euros par an à notre ville déjà surendettée. Qui paiera ? Comment les socialistes peuvent-ils défendre cette réforme, qui reporte une charge importante sur les villes et ne pourra qu’accentuer les inégalités territoriales et sociales ? Comment imaginer que toutes les villes, riches ou pauvres, pourront offrir des activités aussi intéressantes ? Si cette réforme va à son terme, c’en sera vraiment fini de l’idéal républicain d’égalité au sein de l’école publique.

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Le Plan Local d’Urbanisme, dont le conseil municipal du 22 avril a arrêté la version qui sera présentée à l’enquête publique, est une somme de principes généreux (comme une « ville-parc » - on se demande si ceux qui ont écrit cela connaissent vraiment la réalité des espaces verts à Villejuif ?), principes qui tentent de cacher une réalité qui est loin de faire rêver. Ainsi le PLU affiche l’intention de conserver le tissu pavillonnaire: on aimerait y croire, mais on ne peut qu’en douter quand la politique actuelle va dans le sens contraire. Le PLU affiche la volonté politique d’atteindre 40% de logement social, mais personne ne dit comment il sera possible de financer les services qui doivent accompagner ces logements (quelles écoles ?); les bénéficiaires actuels des HLM devraient être les premiers inquiets en constatant le déséquilibre croissant entre les besoins de service public et les ressources de la ville, dans un contexte où la municipalité affiche sa volonté d’attirer encore plus de bénéficiaires de logements sociaux.

Ultime paradoxe : au terme du même conseil où elle se satisfaisait de sa concertation avec la population et où elle disait vouloir conserver les  pavillons, la majorité refusait aux habitants directement touchés par la ZAC Aragon d’interrompre la séance pour qu’ils lisent une lettre ouverte. Dans cette lettre, ils se plaignaient de ne pas avoir été entendus malgré leur volonté de participer à un dialogue constructif alors que des menaces d’expropriation pèsent sur eux. Deux poids, deux mesures: il y a quelques années une interruption de séance avait pourtant été accordée à la CGT pour la lecture d’une lettre de protestation lors du vote du budget…

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