La majorité municipale a présenté ses orientations pour le dernier budget de son mandat. Sans surprise, le budget proposé pour 2014 ressemble dangereusement aux précédents : bouclé aux forceps, il ne dégage aucun financement pour les nouvelles écoles qui seront pourtant indispensables.

Concernant les dépenses de fonctionnement, la ville paye ses mauvais choix en matière d’emprunts toxiques. Ces emprunts, indexés notamment sur le taux de change avec le franc suisse (!), peuvent vite déraper : résultat, cette année les intérêts coûtent à la ville un million de plus qu’en 2012, et un million et demi de plus qu’en 2011. Parce que la majorité a joué au casino des marchés financiers, ce sont aujourd’hui des millions qui manquent et qui auraient permis le « financement de services socialement utiles ou d’équipements nécessaires à nos administrés », reconnaît le rapport présenté aux élus.

Ne comptez pas non plus sur la majorité actuelle pour freiner nos dépenses de personnel, qui représentent 2/3 de nos frais de fonctionnement et qui auront augmenté de 14 % en trois ans. Ni pour enrayer l’absentéisme chronique, qui coûte chaque année 4 millions d’euros à la ville (40 jours d’absence par an pour les agents titulaires, dont la moitié pour « maladie ordinaire »). Au contraire, Mme Cordillot s’est mise hors la loi en refusant d’appliquer la journée de carence pour les fonctionnaires, alors que celle-ci aurait pu contribuer à réguler les abus. Et cela fait des années que la ville nous annonce la création d’un « Observatoire de l’absentéisme » - voilà ce qui s’appelle une politique énergique !

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