Mépris : c’est le mot qu’évoque l’attitude de la municipalité sur la réforme des rythmes scolaires,   que la ville a choisi de n’appliquer qu’à la rentrée 2014. Mépris tout d’abord pour les parents d’élèves et leurs associations : en mai, la ville a consulté les parents avec trois scénarios d’emplois du temps possibles, mais sans associer les représentants des parents et sans tenir compte du 4ème scénario qu’ils proposaient. La consultation s’est donc déroulée dans le plus grand désordre : dans certaines écoles, elle n’a tout simplement pas eu lieu ; dans d’autres, la ville n’a pas pris en compte les réponses recueillies par les associations (mépris, disions-nous). Au final, un taux de réponses enregistrées très bas (12%, alors que 2 fois plus de familles se seraient en réalité exprimées) et des résultats « officiels » très contestables. Mépris également pour les 22 directeurs d’école, eux aussi tenus à l’écart de la consultation ­- peut-être parce qu’ils s’étaient unanimement prononcés contre la réforme ? Mépris enfin pour le conseil municipal : le 27 juin, nous y avons soumis un projet de déclaration demandant le retrait de ce décret, qui creusera les inégalités entre élèves des communes riches et des communes pauvres. Non seulement la majorité ne l’a pas voté, mais elle s’est dérobé à tout débat sur ce sujet pourtant fondamental !

Si, comme à nous, préserver le caractère national et égalitaire du service public de l’Education vous semble essentiel, venez en faire part à Mme Cordillot lors de la prochaine réunion de « concertation » !

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