Le Plan Local d’Urbanisme, dont le conseil municipal du 22 avril a arrêté la version qui sera présentée à l’enquête publique, est une somme de principes généreux (comme une « ville-parc » - on se demande si ceux qui ont écrit cela connaissent vraiment la réalité des espaces verts à Villejuif ?), principes qui tentent de cacher une réalité qui est loin de faire rêver. Ainsi le PLU affiche l’intention de conserver le tissu pavillonnaire: on aimerait y croire, mais on ne peut qu’en douter quand la politique actuelle va dans le sens contraire. Le PLU affiche la volonté politique d’atteindre 40% de logement social, mais personne ne dit comment il sera possible de financer les services qui doivent accompagner ces logements (quelles écoles ?); les bénéficiaires actuels des HLM devraient être les premiers inquiets en constatant le déséquilibre croissant entre les besoins de service public et les ressources de la ville, dans un contexte où la municipalité affiche sa volonté d’attirer encore plus de bénéficiaires de logements sociaux.

Ultime paradoxe : au terme du même conseil où elle se satisfaisait de sa concertation avec la population et où elle disait vouloir conserver les  pavillons, la majorité refusait aux habitants directement touchés par la ZAC Aragon d’interrompre la séance pour qu’ils lisent une lettre ouverte. Dans cette lettre, ils se plaignaient de ne pas avoir été entendus malgré leur volonté de participer à un dialogue constructif alors que des menaces d’expropriation pèsent sur eux. Deux poids, deux mesures: il y a quelques années une interruption de séance avait pourtant été accordée à la CGT pour la lecture d’une lettre de protestation lors du vote du budget…

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