On ne fera pas œuvre d’originalité en s’élevant contre le projet de « Grand Paris » récemment soumis aux collectivités locales. Mais si le rejet est quasi unanime, c’est bien que ce projet pharaonique de « super-métro » est très préoccupant sur la forme comme sur le fond. Il ne répond en rien aux attentes des Franciliens - attentes en matière de logement, d’amélioration des transports existants, de renforcement de la solidarité entre les territoires, de remise à plat des inégalités sociales et fiscales, de meilleure prise en compte de l’environnement ou de simplification institutionnelle, pour qu’enfin nos concitoyens sachent qui fait quoi.

Pire, la philosophie qui sous-tend ce projet est celle d’un État tout puissant qui gouvernerait par décret, priverait les collectivités locales (et en particulier Villejuif) de tout instrument de maîtrise de leur destin, s’arrogerait des droits exorbitants en matière de préemption et d’expropriation, s’appuierait enfin sur une logique de concurrence des territoires et de spéculation foncière.

Les collectivités locales d’Ile-de-France ont montré leur volonté de prendre leur destin en main par la création du syndicat Paris-Métropole. Le MoDem souhaite que ce projet insensé soit au moins l’occasion pour les élus de tout bord de travailler ensemble et sans visée politicienne pour que les collectivités locales puissent s’imposer comme des partenaires co-décisionnaires de leur avenir et non de simples exécutants.

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