Produire, Instruire, Construire : telles sont les trois directions dans lesquelles notre pays doit s’engager avec lucidité pour relever les défis qui l’attendent.
Construire, ce sera jeter des ponts pour dépasser les sectarismes. Aujourd’hui, les options défendues par le PS d’une part et par l’UMP d’autre part reposent sur des barrières dogmatiques. Ce sont ces barrières que nous dénonçons, car elles empêchent de construire le programme politique incontournable dont le pays a besoin.
Construire, ce sera refonder une démocratie digne de ce nom par une réelle limite du cumul des mandats et des fonctions ; et par la fin des réseaux d’argent et d’influence au cœur de l’État, mais aussi des collectivités locales.
Tous les jours, des scandales donnent une image dégradante de la vie politique. Pourtant, partout se dressent aussi des hommes et des femmes pour témoigner que l’engagement dans la vie de la Cité est un idéal noble et qu’il est plus que jamais nécessaire.
Pour 2012, nous vous souhaitons donc une belle année constructive !
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Face aux défis qui attendent notre pays, nous devons prendre en main notre destin, avec un programme ambitieux qui tient en trois mots : Produire, Instruire, Construire.
Pour préparer l’avenir, l’éducation est cruciale. Or, depuis des années, notre système scolaire subit d’innombrables attaques qui mettent à mal le service public de l’éducation et le rendent chaque jour moins efficace et plus inégalitaire.
Loin des promesses irresponsables et irréalistes, redonner à l’éducation la place qui doit être la sienne au cœur des politiques publiques, ce sera : sanctuariser les moyens de l’Education Nationale ; restaurer un climat d’autorité et de calme ; offrir une pédagogie adaptée aux élèves en difficulté.
Les villes auront leur rôle à jouer dans ce redressement, puisque qu’il leur revient d’offrir les meilleures conditions matérielles aux élèves de maternelle et de primaire. Nous serons donc très attentifs à ce que, à Villejuif, malgré des budgets très contraints, les moyens alloués à l’entretien des écoles, aux fournitures, aux activités périscolaires, soient préservés et que tout soit mis en place pour scolariser dans les meilleures conditions les enfants des 10 000 nouveaux habitants que la ville prévoit d’accueillir dans les années à venir.
Prochainement, l’acte 3: Construire.
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« Petit » conseil ce soir, avec seulement 11 dossiers à l’ordre du jour, en attendant un conseil traditionnellement pléthorique en décembre avec le Débat d’Orientation Budgétaire.
Remunicipalisation de la DAC
Depuis que nous sommes élus, nous nous sommes étonnés de devoir voter tous les ans (voir notre intervention du Conseil Municipal du 15 avril 2010) une subvention d’un million d’euros à une association (la « DAC », Association pour le Développement des Actions Culturelles) à laquelle était déléguée l’animation de la ville (principalement les activités des Maisons pour Tous et les activités en direction des retraités) - subvention que nous étions priés de voter sans même disposer de bilans financiers et d’activité. Bel exemple de transparence !
Enfin la municipalité réalise que le statut de cette association était légalement fragile (vu son très faible degré d’autonomie par rapport à la ville) et même que la remunicipalisation de ses activités sera génératrice d’économie (160 000 euros). Dans ce cas, pourquoi ne pas l’avoir fait avant ?
Décision modificative sur le budget 2011
Nous votons contre pour protester :
* contre les embauches et recours régulier à du personnel de remplacement pour pallier à un absentéisme massif et contre lequel la municipalité dit lutter - sans succès apparemment.
* contre le recours excessif (surtout vue la situation financière de la ville !) à des prestataires extérieurs pour diverses études : 15 000 euros pour la campagne de communication sur les « rencontres avec le maire » de l’automne ; 15 000 euros pour un rapport sur la politique de développement durable de la ville… Et c’est comme ça à chaque conseil (quoique, souvent, le tarif « standard » de l’étude est de 40 000 euros)…
* contre le surcoût de plus de 10% pour les travaux d’agrandissement de l’école Pasteur (la ville en est quitte pour 350 000 euros supplémentaires).
Aide à la création - subvention au théâtre Romain Rolland
Tout en appréciant le travail de création du théâtre et en approuvant la subvention, nous contestons le considérant du rapport qui indique que ces spectacles sont subventionnés en raison de l’intérêt de leur « approche citoyenne sur des problèmes de société ».
« Citoyenne » ? Habitués à décoder la langue locale, nous subodorons fort que cela veut dire « idéologiquement de gauche ».
Très attachés à la création artistique, nous pensons qu’une subvention à la création ne doit en aucun cas s’accompagner de conditions quand à leur contenu idéologique (du moment, naturellement, que celui-ci ne tombe pas sous le coup de la loi pour appel à la haine, injures raciales…) et nous avons donc souhaité que cette expression soit retirée.
La proposition a naturellement été refusée au motif qu’ici, citoyen signifie « qui interroge les problèmes de société ». Honni soit qui mal y pense.
Vœu de la majorité municipale pour la défense du droit à l’énergie pour tous
Nous votons sans réserve pour ce vœu qui s’élève contre la loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité), dont le MoDem, par la voix de Robert Rochefort, avait tout de suite dit à quel point elle constituait une « aberration ». L’énergie n’est pas un bien comme un autre (l’électricité nécessite des infrastructures lourdes, ne se stocke pas, se transporte mal…) et lui appliquer les règles d’une libéralisation irréfléchie conduit à mettre en place des systèmes délirants (EDF va être obligé de vendre à prix coûtant un quart de sa production d’électricité d’origine nucléaire à ses concurrents et augmenter ces prix de 30% d’ici 2015 afin de permettre à ses concurrents d’être « viables » économiquement et donc de faire des bénéfices sans avoir fait les investissements). Absurde, ceci va provoquer une hausse des tarifs pour les consommateurs.
Rappelons que la libéralisation des services voulue par l’Europe doit mettre en concurrence des entreprises afin de baisser les prix aux consommateurs, et non pas le contraire. Et dans ce cas, c’est exactement le contraire qui est mis en place par le gouvernement.
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Nous serons “sur le terrain” ce week-end pour distribuer un premier tract pour François Bayrou et surtout discuter avec les Villejuifois.
Les rendez-vous sont les suivants :
- vendredi 25 novembre, 17h30, au marché Léo-Lagrange (station de métro du même nom, Casino)
- samedi 26 novembre, 11h, marché Varlin (centre)
- dimanche 27 novembre, 11h, marché Delaune (sud)
N’hésitez pas à passer nous voir !

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À l’heure où la tempête fait rage, il faut fixer un cap d’espérance crédible pour notre pays. Comme l’a dit Bayrou, nous ne pourrons affronter les défis de la crise que si nous prenons notre destin en main, avec un programme réaliste et ambitieux qui tient en trois mots : Produire, Instruire, Construire.
Produire, parce que la France ne pourra sortir de la spirale des déficits extérieurs et de l’endettement qu’en parvenant à relocaliser des activités de production comme l’a fait l’Allemagne. La désindustrialisation de notre pays n’est pas une fatalité.
Cette volonté de redynamiser le tissu économique se déclinera sur le plan local. Ainsi la majorité municipale ne cesse de nous expliquer qu’« historiquement », Villejuif est une ville hospitalière et que, pour cette raison, elle manque d’entreprises et donc de rentrées fiscales. C’est faux : en réalité, cette situation n’est pas la conséquence d’une évolution naturelle mais de la politique locale menée depuis des décennies et qui a créé un environnement fiscal et idéologique défavorable ! Par chance, Villejuif est au carrefour de nombreux centres d’activités et nous disposons d’atouts qui pourraient être mobilisés si une politique nationale en faveur de la production était menée.
Prochainement, l’acte 2 : Instruire.
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Au printemps dernier, nous avons fortement dénoncé la politique très agressive de ZAC et de préemptions qui caractérise l’urbanisme de notre ville.
Depuis, les périmètres de deux nouvelles ZAC ont été votés : ZAC Cancer Campus (autour de l’IGR - 10 000 nouveaux habitants prévus) et ZAC Aragon (autour du métro).
Dans le premier cas, la mobilisation des propriétaires concernés a permis à certains d’être sortis du périmètre de la ZAC, mais la menace plane toujours puisque ces rues restent en « périmètre d’étude » - zones où la ville préempte systématiquement tous les biens mis en vente, voire sollicite les propriétaires. Qu’adviendra-t-il de ces zones pavillonnaires une fois que la ville en possèdera une bonne partie ? Il y a fort à parier qu’elles seront intégrées à la ZAC.
Ajoutons que les préemptions se multiplient dans toute la ville et que deux nouveaux « périmètres d’étude » viennent d’être votés le long de la RD7 (ex N7).
Pour savoir où vous vous situez par rapport à ces projets, retrouvez ci-dessous la carte des ZAC et périmètres d’étude actualisée.
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ZAC, « périmètre d’étude », comment ça marche ?
Zone d’Aménagement Concerté :
La ville exproprie selon une procédure encadrée ; il faut que le projet soit déclaré « d’intérêt général ».
Périmètres d’étude :
La ville s’arroge le droit de préempter les biens qui seraient en vente sans avoir à justifier d’un quelconque projet pour la parcelle ou le quartier. Très souvent, la vente se fait alors au détriment du propriétaire, car les estimations de France Domaine sont inférieures au prix du marché.
Et les périmètres d’étude deviennent souvent des ZAC…
Si vous pensez être peut-être en ZAC ou périmètre d’étude (dans ce cas, les propriétaires et locataires l’ignorent généralement), n’hésitez pas à interroger la mairie !
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Chacun a été alerté cet été sur la crise de l’endettement qui touche les États occidentaux. Malheureusement, cette crise ne frappe pas que notre pays, elle concerne aussi notre ville, et de très près.
Nous avons toujours dit que l’endettement de Villejuif était déraisonnable. En 2008, au moment où éclatait l’affaire des emprunts « toxiques » contractés par de nombreuses collectivités locales, nous alertions sur le fait que Villejuif (malgré le déni de la majorité) avait contracté une partie de sa dette sous la forme de contrats qui nous exposaient à des risques non maîtrisables (risque de change, par exemple). Des efforts ont été faits pour renégocier ces contrats, mais nous sommes toujours soumis au bon vouloir des banques. Or, dans certains cas, la simple application des clauses que la ville a signées l’obligerait aujourd’hui à payer plus de 15% d’intérêt…! Seule la grande « générosité » de Dexia nous a permis de ne pas payer cette année 600 000 euros de plus que prévu, mais le problème se reposera dans quelques mois, et d’autres de nos emprunts restent dangereux…
La majorité a donc non seulement surendetté notre ville, mais elle l’a fait dans des conditions qui nous mettent entre les mains des banques !
Madame Cordillot accuse ainsi les banques (et en premier lieu Dexia qui commence à devenir tristement célèbre) de nous avoir « imposé » des contrats de prêt indexés sur des formules extrêmement complexes. Mais il suffit de lire les comptes rendus des conseils municipaux du mandat précédent pour se rendre compte que, tandis que la dette ne cessait de se creuser (passant de 76 millions en 2002 à plus de 110 aujourd’hui), la majorité se félicitait budget après budget que le poids du remboursement de la dette restait stable. Autrement dit, plus on était endettés, moins on remboursait proportionnellement ! Et d’où venait ce petit miracle ? D’un allongement de la durée des emprunts, mais aussi de la signature de ces nouvelles formules de prêts, que l’on qualifie aujourd’hui de « toxiques » et qui permettaient de bénéficier pendant trois ans en moyenne de taux extrêmement bas. En échange, au bout des trois ans, le taux devenait indexé sur des formules plus ou moins absconses :
Par exemple, le taux sur tel prêt sera de 3,23% si (CMS CPB 10 ans - Libor Yen 6 mois) ≥ 3%
Sinon le taux est de 3,23% + (4,5 x (3% - CMS CBP 10 ans - Libor Yen 6 mois).
Vous n’avez rien compris ? Rassurez-vous, les collectivités locales qui ont signé ces contrats non plus (Villejuif est évidemment loin d’être la seule) et, au vu de ce qui s’est passé ces derniers mois, on peut même se demander si les banquiers comprenaient les « produits » qu’ils proposaient… Bon, évidemment, ils comprenaient plus facilement que le commun des mortels que le prêt dont je viens de donner la formule était indexé sur l’écart entre les taux longs britanniques et les taux courts japonais, mais ils étaient incapables de prévoir réellement les conséquences et le coût final du prêt pour la ville. Pour vendre ces produits, les banques, en bons bonimenteurs, leur ont donné des noms alléchants et trompeurs (« Tofix », pour un de leurs produits les plus dangereux et pas du tout à taux fixe ! ) et ont convaincu les décisionnaires des villes à coup de graphiques prouvant que les fameuses « barrières » au-delà desquelles le taux fixe ne s’appliquait plus n’avaient jamais été franchi, ou alors si peu… Et puis, ajoutaient-elles, si la courbe devait s’inverser et le pari devenir négatif pour la ville, il serait toujours temps de renégocier pour changer la formule…
Hélas, trois fois hélas, la crise est passée par là, bouleversant toutes les données et conduisant une bonne part de ces fameuses barrières à être franchies, ce qui pourrait conduire à une explosion de nos remboursements sur certains prêts.
Ainsi, un de nos prêts (8 millions d’euros, indexé sur le franc suisse) est sorti de sa période à taux fixe ce printemps, or la barrière avait été franchie. Une « renégociation » a permis de limiter la casse (le taux n’est passé « que » de 3,3 à 5% pour cette année) et nous aurait permis d’économiser près de 600 000 euros - bravo, mais cela donne aussi la mesure du risque pris, et ce sursis ne vaut que pour un an. Le problème se reposera d’ici quelques mois.
D’autres prêts sont très préoccupants : Par exemple, le prêt indexé sur les taux courts japonais face aux taux longs britanniques dont j’ai donné l’exemple est existe bel et bien chez nous ; c’est un prêt de 13,5 millions d’euros qui sortira de sa période à taux fixe en 2012, or la barrière a été franchie. Quelle sera donc notre annuité pour ce prêt en 2012, nous sera-t-il possible de renégocier ? Mystère.
Et on pourrait malheureusement donner d’autres exemples. 23% de notre dette, soit plus de 25 millions d’euros sont officiellement classés parmi les « emprunts très risqués ». Pour ma part, j’ai relevé au moins cinq emprunts (tous chez Dexia, pour 42 millions d’euros) qu’il convient de surveiller de très près, car ils ne seront plus en taux fixe en 2012. Plusieurs autres encore sortiront de leur taux fixe en 2013…
Bien sûr, la majorité est aujourd’hui alertée et cherche à sortir de cette ornière, mais ces négociations se déroulent dans des très mauvaises conditions dans la mesure où nous sommes pratiquement le couteau sous la gorge et où nos interlocuteurs (Dexia et la Société Générale pour l’essentiel) sont eux-mêmes dans une situation telle qu’il leur est difficile de se montrer grands seigneurs… Moralité, nous n’obtenons que des améliorations à la marge (gel temporaire du taux, réduction de l’encourt sur certains prêts risqués), en échange desquelles nous sommes obligés de lâcher des conditions intéressantes sur d’autres prêts et de continuer à prendre des emprunts « structurés ».
Mise devant ces questions, Madame le Maire cherche à se dédouaner et à reporter la responsabilité de ces contrats sur les banques. C’est un peu facile : on ne peut pas d’un côté nous expliquer à longueur de conseil qu’on dirige la ville en fonction de « choix politiques » mûrement réfléchis, et de l’autre se défausser en permanence sur l’État et/ou les banques dès qu’un problème se pose. Ou on est responsable, ou on ne l’est pas. Quelle naïveté de croire que les banques pouvaient proposer des produits dont les collectivités sortiraient bénéficiaires en échange d’un risque : quand on joue, c’est toujours le casino qui gagne. Or Villejuif a joué à ce jeu-là plus et plutôt moins bien que la plupart des autres villes - voir l’article de Libération http://www.liberation.fr/societe/01012360988-votre-commune-est-elle-infectee-par-un-emprunt-toxique qui dresse la carte des villes touchées par les emprunts toxiques ; sans surprise, on trouve Villejuif gratifiée d’un joli point rouge qui veut dire « Vos prêts risquent de vous coûter beaucoup, beaucoup plus cher que prévu… »
La vérité, c’est que les villes, et Villejuif en particulier, ont eu très envie de croire le discours des banques qui leur promettaient de l’argent à bon marché parce que cela leur permettait de se voiler encore quelque temps la face sur la réalité de leur situation financière et des choix qu’il nous faudra bientôt faire dans les pires conditions qui soient.
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La SEMGEST est l’entreprise semi-publique (c’est-à-dire détenue par la ville) qui fournit nos cantines, gère les Esselières et organise les événements comme les fêtes municipales.
Or, depuis qu’à notre demande expresse, la présentation des résultats financiers a été clarifiée, il apparaît que l’activité « restauration collective » réalise un bénéfice de 450 000 euros, soit un taux de profit de 10% ! En clair, la SEMGEST a reçu des familles et de la ville 450 000 euros de trop pour faire la cantine. Et les familles qui la paient seront peut-être étonnées d’apprendre qu’elles contribuent ainsi indirectement à financer les fêtes offertes par la municipalité… Grand seigneur, la SEMGEST a proposé de ne pas augmenter ses tarifs cette année. C’était bien le moins !
De plus, nous avions dit l’an dernier que le coût d’introduction du bio était excessif. Ces chiffres montrent que l’on pourrait en introduire davantage pour le même prix ; avec 12% de bio nous sommes loin des recommandations du Grenelle de l’Environnement.
La délégation pour la restauration scolaire va être renouvelée en 2012. Les familles doivent se mobiliser pour que les conditions d’intervention de la SEMGEST soient complètement remises à plat dans ce domaine qui pèse très lourd dans leur porte-monnaie.
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Nous proposons de donner le prix de l’humour politique à la majorité municipale. Entre le marché et la mairie, les Villejuifois voulaient un espace ouvert, aménagé, une esplanade ? « Chiche ! », a répondu la majorité municipale : on y construira un immeuble et on l’appellera « L’Esplanade ».
Il sera construit à l’intérieur des palissades situées depuis des temps immémoriaux devant la médiathèque. Ils voulaient l’immeuble plus haut que l’église, les tribunaux ont décidé autrement. Le bâtiment devra être de la hauteur de la médiathèque et comprendra 33 places de parking pour 31 logements et activités.
Les habitants veulent des places pour se garer lorsqu’ils vont au marché, au théâtre ou dans les commerces alentours, alors pourquoi ne pas appeler cet immeuble “le Parking”? Besoin d’espaces verts, de pistes cyclables ? Pourquoi ne pas appeler l’immeuble “l’Espace vert” ou “la Piste cyclable”? Finalement, il aurait été instructif d’ouvrir un concours pour nommer cet immeuble: on aurait vu tout ce que les Villejuifois souhaitent voir dans leur ville, tout sauf cet immeuble.
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