Alors que de nombreuses communes votent leur budget en tout début d’année, Villejuif, écrasé par ses charges de fonctionnement et son endettement, semble en difficulté pour finaliser son budget ; la majorité attend donc la date-butoir pour le voter. Cette année, la limite légale est le 15 avril. Le budget sera donc voté… le 15 avril ! Dans un esprit de transparence, la loi impose un débat préalable où sont exposées les orientations de la majorité et les critiques éventuelles de l’opposition. Ce débat n’aura lieu que le 25 mars, alors que le budget est discuté dans les services depuis l’automne 2009 ; espérons donc que le budget présenté pour le débat sera moins folklorique et plus proche de la réalité que celui de l’an dernier. Une chose est sûre : ce budget sera marqué par un recul des services, notamment dans les centres de loisir. Ceux-ci ont déjà fait grève le 9 mars (en prévenant les parents la veille !) et ce n’est qu’un début. Surtout que le département lui aussi se désengage de son aide aux crèches, augmentant la charge pour la ville. Le département fait comme l’État, mais comme il est dirigé par le PC, vous n’aurez pas de banderoles de protestation dans toute la ville.
Permanence dernier samedi du mois,10h30-12h30, salle Radot (passage de la Fontaine)
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Ces derniers mois, deux projets de construction ont suscité l’opposition active des riverains, et cela se comprend. Dans les deux cas, l’objectif est intéressant (résidence d’étudiants rue J.-J. Rousseau, et pépinière d’entreprises de biotechnologie sur la Zac des Barmonts) ; mais les bâtiments que l’on veut construire sont extrêmement imposants, en ras de trottoir dans des petites rues pavillonnaires, et conçus sans la moindre logique d’aménagement. Pire, dans le cas de la ZAC des Barmonts, la municipalité a ignoré l’avis négatif et argumenté de l’architecte des Bâtiments de France. L’affaire a été portée devant le tribunal administratif.
Le conseil municipal vient de lancer la concertation sur le futur Plan Local d’Urbanisme. Nous aimerions que cette concertation ne soit pas la simple validation de décisions déjà prises en mairie et qu’elle débouche sur des propositions en faveur d’un urbanisme plus équilibré et plus aéré. Mais, nous n’avons plus guère d’illusions…
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Résumé
Pour le conseil municipal, la première séance de l’année est particulière, car c’est le seul conseil où les groupes de l’opposition peuvent présenter un projet. Le Modem et l’UMP ont saisi cette opportunité ; ils ont tous deux présenté un projet. Le projet de l’UMP a été reporté, celui du groupe Modem a été restreint au maximum par la majorité municipale.
A l’ordre du jour de ce conseil ne figurait que des dossiers non polémiques, ce qui fait d’autant plus regretter qu’il se soit déroulé dans une ambiance de mesquinerie et de mépris de la part de la majorité vis-à-vis de l’opposition. On ne peut pas dire qu’on en soit ressorti avec une haute opinion de la politique telle que pratiquée par les socialistes et les communistes qui ont pris la parole ce soir-là. Lire la suite »
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Lors du conseil municipal de décembre, nous avons redit combien le prix facturé par la SEMGEST à la ville (et par contrecoup aux familles) pour la cantine scolaire nous paraît excessif (5,78 euros par repas). Pour justifier ce tarif, la SEMGEST explique dans un dépliant envoyé aux parents d’élèves, qu’outre les denrées alimentaires, ce prix comprend divers services (transport, fournitures, animations…). Mais une étude détaillée des bilans révèle qu’en réalité ces services ont un coût très faible (2,5 centimes par repas pour les animations ; 8 centimes pour le transport ; le coût des fournitures est infinitésimal…). À part l’alimentaire (2,43 euros par repas) le plus gros poste de dépense est sans doute le personnel, mais étrangement (?) les tableaux figurant au bilan de la SEMGEST ne permettent pas d’évaluer ce coût.
Nous avons donc demandé que la SEMGEST communique une ventilation du coût par repas des différents postes, qui seule permettrait d’établir des comparaisons pertinentes avec d’autres villes. Le poids de cette dépense pour de nombreuses familles justifie qu’on exige plus de rigueur et de transparence dans ce dossier.
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Ce fut un conseil comme de coutume très animé, notamment autour de deux dossiers, la SEMGEST et, surtout, le projet Autolib, qui aura provoqué de longs débats et des divisions au sein même des groupes. Lire la suite »
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Après les Assises de la Ville, les Assises du personnel, les Assises de la Jeunesse et en attendant les Assises du sport, nous avons cette année des Assises du commerce. Peut-être fera-t-on un jour des Assises des Assises ?
Même s’il pouvait être intéressant de dresser un bilan et de provoquer des rencontres entre acteurs-clés, force est de constater que le résultat est plus que décevant. Ce n’est pas une surprise. Car à Villejuif la « concertation » ne sert pas seulement à camoufler l’impopularité de certains projets déjà entièrement ficelés, elle sert aussi à palier le manque de dynamisme d’une municipalité en mal d’idées.
Ainsi, sur la question du commerce, la volonté affichée de débat masque mal l’absence de réel projet. Si bien que lors de la séance plénière du 24 novembre, Mme Cordillot n’a fait qu’annoncer des priorités qui traînent en réalité depuis des années : travailler sur le stationnement, réhabiliter le marché Delaune, ressusciter le marché forain du Nord de Villejuif… Ah si ! une annonce tout de même. La principale solution pour répondre aux problèmes soulevés par les commerçants et les habitants, c’est… la création d’une commission ! Les Assises accouchent d’une commission. On aimerait que ce ne soit qu’une plaisanterie.
Bonnes fêtes à tous.
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Le conseil du 19 novembre se promettait d’être court, avec seulement 13 rapports soumis au vote ou à discussion. Il a été beaucoup plus long que prévu et s’est achevé à plus de 1 heure du matin ; le petit nombre de rapport incitant peut-être les conseillers à s’exprimer plus longuement.
On retiendra que sur les dossiers importants (budget, Plan Local de l’Habitat et l’immeuble du centre-ville) le groupe Modem a fait valoir son point de vue, bien différent de celui de la majorité municipale.
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Ce sont des satisfecit quasi-unanimes qui ont salué la présentation du permis de construire de la mosquée qui verra bientôt le jour boulevard Maxime Gorki.
Parallèlement à la création de la salle de prière rue Youri Gagarine (dont on déplore cependant qu’elle n’ait pas bénéficiée du même soutien de la municipalité), ce projet vient couronner dix ans d’efforts et permettra enfin à nos concitoyens musulmans de pratiquer leur culte dans des conditions dignes. Et même plus que dignes, tant le projet est prometteur en terme de fonctionnalité et d’intégration dans le quartier.
Quant à la proximité avec l’église copte, certains ont cherché à l’exploiter dans un but politicien en mettant de l’huile sur le feu et en important artificiellement le conflit qui oppose coptes et musulmans en Égypte. Sans angélisme, nous voulons croire que cette proximité offre au contraire une occasion de rencontre et de dialogue, au quotidien. La mosquée et la synagogue ne voisinent-elles pas en paix au Kremlin-Bicêtre ? Le vivre-ensemble ne doit pas être une théorie, mais une réalité concrète.
Un regret : la quasi-absence des riverains à la présentation du permis. Il serait bon que d’autres réunions soient organisées afin que chacun puisse se saisir de ce projet dont Villejuif a lieu d’être fière.
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La municipalité a décidé d’installer des bornes wifi dans quatre parcs de la ville. L’éternel argument « social » censé tout faire passer (il s’agirait de réduire la « fracture numérique ») ne tient pas ici : pour se connecter à un tel système, encore faut-il posséder un portable compatible wifi ! Autant dire que ceux qui en profiteront ne sont déjà pas à plaindre dans ce domaine. Reste un gadget « tendance » installé sans véritable débat en conseil municipal, dont on ignore à combien de personnes il servira, mais dont on sait combien il coûtera : 40 000 euros pour les quatre bornes et ensuite au moins 15 000 euros par an en coût de fonctionnement. Et ce alors que les MPT et la médiathèque, où l’on sait que des besoins existent, ne sont toujours pas équipées en wifi.
A l’heure où la situation financière de la ville impose des restrictions budgétaires, espérons que la municipalité renoncera au moins à installer ce gadget coûteux dans d’autres parcs.
L’état de nos finances n’est certainement pas sans rapport avec l’attitude adoptée dans ce dossier : propagande maximale, mais aucune considération sur le coût et l’utilité réelle des actions mises en œuvre. Les Villejuifois paient la facture.
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On ne fera pas œuvre d’originalité en s’élevant contre le projet de « Grand Paris » récemment soumis aux collectivités locales. Mais si le rejet est quasi unanime, c’est bien que ce projet pharaonique de « super-métro » est très préoccupant sur la forme comme sur le fond. Il ne répond en rien aux attentes des Franciliens - attentes en matière de logement, d’amélioration des transports existants, de renforcement de la solidarité entre les territoires, de remise à plat des inégalités sociales et fiscales, de meilleure prise en compte de l’environnement ou de simplification institutionnelle, pour qu’enfin nos concitoyens sachent qui fait quoi.
Pire, la philosophie qui sous-tend ce projet est celle d’un État tout puissant qui gouvernerait par décret, priverait les collectivités locales (et en particulier Villejuif) de tout instrument de maîtrise de leur destin, s’arrogerait des droits exorbitants en matière de préemption et d’expropriation, s’appuierait enfin sur une logique de concurrence des territoires et de spéculation foncière.
Les collectivités locales d’Ile-de-France ont montré leur volonté de prendre leur destin en main par la création du syndicat Paris-Métropole. Le MoDem souhaite que ce projet insensé soit au moins l’occasion pour les élus de tout bord de travailler ensemble et sans visée politicienne pour que les collectivités locales puissent s’imposer comme des partenaires co-décisionnaires de leur avenir et non de simples exécutants.
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